Tensions sur les pensions de réversion : c’est au tour du 1er ministre de tenter de calmer le jeu

Lors d’une intervention au Sénat, le Premier ministre a insisté sur le fait que le gouvernement ne travaillait pas sur des mesures qui conduiraient à une suppression des pensions de réversion. Reste que ce dispositif sera revu.

« Nous devons poser sur la table la question de ces pensions de réversion, évidemment pas pour les faire disparaître », a déclaré le Premier ministre, questionné au Sénat par le sénateur de l’Union centriste Jean-Claude Luche. « En aucune façon (…) le gouvernement ne travaillerait sur des mesures qui viendraient amoindrir ou remettre en cause les pensions de réversion », a répété le chef du gouvernement, qualifiant ces pensions de « nécessité souvent absolue » pour les bénéficiaires, mais aussi de facteur d' »inégalité » entre ces derniers.

Des règles « harmonisées »

Les pensions de réversion, qui concernent surtout les veuves, verront leurs règles « harmonisées » dans le cadre de la réforme des retraites. La réversion, qui permet aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, concerne aujourd’hui 4,4 millions de personnes, dont 89% de femmes. Un million de bénéficiaires n’ont d’ailleurs aucune pension de droit « propre ». « L’année prochaine après une année de consultation (…) ensemble (…) il nous faudra faire en sorte de sauver notre système de pensions durablement, peut-être même d’en profiter pour prendre en compte des questions relatives à la dépendance, lesquelles n’ont pas fini d’être devant nous », a conclu Édouard Philippe.

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