Après la réforme des retraites, tous au minimum vieillesse ?

La réforme des retraites inquiète particulièrement à gauche. Au PCF, on s’inquiète d’une chute drastique des futures pensions. Dont il ne resterait plus qu’un socle à minima.

Crédit: iStock.

Le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, a alerté mardi sur le risque que la réforme des retraites n’aboutisse à « un minimum vieillesse généralisé », disant en outre ne « pas du tout » faire confiance au gouvernement pour les pensions de réversion.

A LIRE >>> Pension de réversion : quel avenir pour ce dispositif qui vient en aide à plus de 4 millions de personnes ?

Dans ses réponses sur ce dossier des pensions de réversion, le Premier ministre Edouard Philippe « fait mine d’éteindre la polémique mais confirme bien que la question est sur la table et envisage sa remise en cause, donc il n’y a rien dans les propos du gouvernement en la matière qui puisse nous rassurer », a estimé M. Laurent sur Sud Radio.

Il a en outre noté que « le gouvernement veut aller vers une réforme » des retraites dans leur ensemble « où le principe va totalement changer, puisqu’on veut individualiser les pensions, alors qu’aujourd’hui ça n’est pas ses propres cotisations qui financent sa retraite « mais « un système mutualisé où ceux qui travaillent cotisent et permettent de financer les retraites » de ceux qui ne travaillent plus.

Une réforme des retraites qui met fin au système par capitalisation 

Donc « on va glisser vers un système de type » capitalisation, qui « va distribuer des minimum retraites à tout le monde », a estimé le sénateur de Paris. « Je crains que la réforme vers laquelle on s’oriente, c’est le minimum vieillesse généralisé pour une très grande majorité de salariés, et ensuite le recours à des assurances complémentaires pour beaucoup d’autres salariés », a-t-il ajouté.

Cette réforme risque aussi selon lui de provoquer « une érosion de tout un tas de systèmes de solidarité comme les pensions de réversion ou d’autres, qui risquent d’être remis en cause ou rabotés ».

Edouard Philippe a répété lundi qu’en « aucun cas » le gouvernement ne remettrait en cause les pensions de réversion versées actuellement, même si une « réflexion » est engagée pour remettre à plat de manière générale tout le système des retraites. Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Christophe Castaner avait indiqué fin juin que les pensions de réversion pourraient « baisser » « pour certains » futurs retraités, « augmenter » « pour d’autres », dans le cadre de la réforme des retraites.

Sur le même thème

Pension de réversion Réforme des retraites

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique