Le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, a alerté mardi sur le risque que la réforme des retraites n’aboutisse à « un minimum vieillesse généralisé », disant en outre ne « pas du tout » faire confiance au gouvernement pour les pensions de réversion.

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Dans ses réponses sur ce dossier des pensions de réversion, le Premier ministre Edouard Philippe « fait mine d’éteindre la polémique mais confirme bien que la question est sur la table et envisage sa remise en cause, donc il n’y a rien dans les propos du gouvernement en la matière qui puisse nous rassurer », a estimé M. Laurent sur Sud Radio.

Il a en outre noté que « le gouvernement veut aller vers une réforme » des retraites dans leur ensemble « où le principe va totalement changer, puisqu’on veut individualiser les pensions, alors qu’aujourd’hui ça n’est pas ses propres cotisations qui financent sa retraite « mais « un système mutualisé où ceux qui travaillent cotisent et permettent de financer les retraites » de ceux qui ne travaillent plus.

Une réforme des retraites qui met fin au système par capitalisation 

Donc « on va glisser vers un système de type » capitalisation, qui « va distribuer des minimum retraites à tout le monde », a estimé le sénateur de Paris. « Je crains que la réforme vers laquelle on s’oriente, c’est le minimum vieillesse généralisé pour une très grande majorité de salariés, et ensuite le recours à des assurances complémentaires pour beaucoup d’autres salariés », a-t-il ajouté.

Cette réforme risque aussi selon lui de provoquer « une érosion de tout un tas de systèmes de solidarité comme les pensions de réversion ou d’autres, qui risquent d’être remis en cause ou rabotés ».

Edouard Philippe a répété lundi qu’en « aucun cas » le gouvernement ne remettrait en cause les pensions de réversion versées actuellement, même si une « réflexion » est engagée pour remettre à plat de manière générale tout le système des retraites. Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Christophe Castaner avait indiqué fin juin que les pensions de réversion pourraient « baisser » « pour certains » futurs retraités, « augmenter » « pour d’autres », dans le cadre de la réforme des retraites.