Réforme des retraites: une pension majorée pour ceux qui partiront après 62 ans ?

Travailler au-delà de l’âge légal de départ à la retraite pour toucher une retraite plus élevée ? Un document de travail du Haut-commissaire à la réforme des retraites précise cette idée.

Dans le futur "système universel" voulu par Emmanuel Macron, la pension serait calculée en fonction du nombre de points accumulés tout au long de la carrière. Crédit: iStock.

Les futurs retraités qui liquideront leurs droits après 62 ans pourraient bénéficier d’un « coefficient majorant » sur leur pension, de 3% à 5% par année de travail supplémentaire, selon un document de travail du Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

« Plus l’âge de départ (sera) tardif, plus la retraite devra être mieux valorisée », estime M. Delevoye dans ce document transmis aux partenaires sociaux et dont l’AFP a obtenu copie.

Dans le futur « système universel » voulu par Emmanuel Macron, la pension serait calculée en fonction du nombre de points accumulés tout au long de la carrière, sans tenir compte des trimestres cotisés et donc sans référence à l’actuel « taux plein » ni aux mécanismes de décote et de surcote.Mais l’exécutif veut maintenir un âge « minimal » de départ à 62 ans et inciter les Français à travailler au-delà.

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Les pensions calculées sur la base d’une valeur du point identique

Pour « celui qui a travaillé jusqu’à un âge plus tardif », réduisant d’autant la durée de sa retraite, « un coefficient majorant doit s’appliquer à la liquidation », affirme le Haut commissaire. Cette nouvelle surcote gonflerait le nombre total de points « de 3% à 5% par année supplémentaire en activité », avance-t-il.

Le montant en euros des pensions serait calculé selon une valeur du point identique « pour tous les assurés l’année de leur départ », mais qui pourrait évoluer selon l’espérance de vie.

Car si les Français passent plus de temps à la retraite, il faudra soit « financer cela par des recettes supplémentaires, donc par la hausse des cotisations », soit contenir la progression de la valeur du point à un rythme « inférieur » à la croissance économique, prévient M. Delevoye.

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