Il ne faut pas faire « croire qu’à 62 ans on aura une retraite à taux plein » estime le président du Sénat

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a pris position sur la question de l’allongement de l’âge légal de départ soit repoussé à 63 ou 64 ans. 

Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré mi-mars que la future réforme des retraites ne toucherait pas à l'âge légal de départ. Crédit: iStock.

« Il faudra toucher au paramètre de l’âge » légal de départ à la retraite et ne pas « faire croire qu’à 62 ans on aura une retraite à taux plein au même niveau qu’aujourd’hui », a estimé jeudi le président LR du Sénat Gérard Larcher.

« Nous savons que le paramètre de l’âge, il faudra y toucher. Alors on y touche soit en parlant franchement aux Français – ce n’est pas tout à fait ce que j’ai entendu depuis 15 jours -, en disant qu’avec l’augmentation de l’espérance de vie, le paramètre de l’âge il faudra le toucher », a déclaré M. Larcher sur Europe 1.

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« Je le dis aux partenaires sociaux: nous ne pourrons pas rester dans une réforme systémique ou dans tous les cas un système à points en faisant croire qu’à 62 ans on aura une retraite à taux plein au même niveau qu’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

« C’est le pouvoir de vivre » des Français qui compte 

Interrogé pour savoir s’il serait favorable à ce que l’âge légal de départ soit repoussé à 63 ou 64 ans, il a estimé qu' »on n’est pas aux enchères », mais dans un débat dans lequel « c’est le pouvoir de vivre » des Français qui compte. Il a par ailleurs souhaité que les pensions de retraite soient réindexées sur l’inflation et que la question du financement de la dépendance soit « traitée sans la mêler à la question des retraites ».

Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré mi-mars que la future réforme des retraites ne toucherait pas à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans, tout en se disant ouvert à l’idée de « travailler plus longtemps » pour financer la prise en charge des personnes âgées en situation de dépendance.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a, elle, dit ne « pas » être « hostile » à l’idée de retarder l’âge de départ en retraite, n’excluant pas de « proposer un allongement de la durée de travail ». Mais face à la polémique née de ces propos, elle a assuré qu' »aucune modification de l’âge minimal de départ à la retraite n’est envisagée, ni sur la table des négociations que pilote le haut commissaire à la réforme des retraites », Jean-Paul Delevoye. Ce dernier a assuré que l’âge légal de départ « reste(ra) fixé à 62 ans » dans le cadre du système « universel » voulu par Emmanuel Macron. 

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