La concertation sur les retraites, c’est du « grand enfumage »

Selon le Premier secrétaire du Parti socialiste, ce débat sur les retraites et la réforme à venir pourrait déboucher sur une régression collective.

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Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, juge que la concertation enclenchée sur la réforme des retraites est du « grand enfumage », avec la perspective d’une « régression collective » selon lui.

Déjà consultées pendant 18 mois par le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, dix organisations syndicales et patronales ont été reçues jeudi et vendredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Les Français seront aussi consultés à l’automne. « Quand on voit ce qu’a donné le premier grand débat, on peut être inquiet », a estimé M. Faure sur franceinfo. Selon lui, il « servait à aller jusqu’aux européennes, pour en finir avec les gilets jaunes ».

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Ce débat sur les retraites, « comme par hasard vient avant les municipales et a comme objectif de dépasser les municipales, pour qu’il n’y ait pas de vote sanction », d’après le numéro un du PS. « Et au lendemain des municipales vous aurez là un projet qui vous tombera dans le bec ». 

« De nouvelles injustices, de nouvelles inégalités »

« Depuis plusieurs mois que le débat en réalité a commencé sur les retraites, c’est quand même le grand enfumage. On a eu des changements de pied incessants », pointe le député de Seine-et-Marne. « Le risque, c’est une régression collective. Je ne suis pas a priori contre la réforme mais telle qu’engagée, elle va conduire à de nouvelles injustices, de nouvelles inégalités », dénonce-t-il.

M. Delevoye a remis en juillet un rapport censé servir de base au futur « système universel » voulu par Emmanuel Macron pour remplacer la quarantaine de régimes de retraite existants. Il a préconisé un âge de départ de 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein. 

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Mais Emmanuel Macron a annoncé fin août sa préférence pour une modulation de la durée de cotisation plutôt que de l’âge de départ. 

Une main tendue à la CFDT, seul syndicat favorable à un « système universel » mais opposé à la mise en place d’une borne d’âge collective et à l’objectif de ramener le système à l’équilibre financier à l’horizon 2025.

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