Réforme des retraites: Emmanuel Macron fera «tout pour qu’il n’y ait pas de blocages» lors de la grève du 5 décembre

Alors que se profile un mouvement social important dans les transports le 5 décembre, à la RATP et à la SNCF, l’exécutif souhaite être ferme. Le président de la République indique qu’il n’aura « aucune forme de faiblesse ».

Le président de la République Emmanuel Macron. Crédit: Michel Euler/AP/SIPA

Le président de la République ira jusqu’au bout de la réforme des retraites, coûte que coûte. Dans une interview donnée à RTL et diffusée lundi 28 octobre, il souligne que « c’est une réforme très dure (…) mais je ferai tout pour qu’il n’y ait pas ces blocages, je ferai tout pour qu’on soit en soutien de nos compatriotes qui seraient bloqués, mais je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance ».

Grève en vue

En effet, quatre syndicats dont la CGT ont appelé les salariés à se mettre en grève le 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites, un mouvement à l’initiative des agents de la RATP et de la SNCF. Une grève qui pourrait être reconductible.

« J’entends les protestations (…) mais il ne faut pas que nos compatriotes qui travaillent dans des services essentiels considèrent que leur mobilisation soit de nature à bloquer des familles ou des travailleurs et moi je les appelle au calme et à la responsabilité », déclare le chef de l’Etat.

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Pour lui, cette réforme est « très différente » et permettra de « corriger des inégalités [critiquées] depuis des décennies et qu’on n’avait jamais eu le courage de traiter ». Emmanuel Macron pense que « la solution n’est pas tellement de cotiser plus, ni de baisser les retraites. On va sans doute vers un modèle où on doit travailler un peu plus mais avec plus de visibilité et plus de clarté ».

Vers une mise en place repoussée ?

La président indique par ailleurs prendre en compte les craintes des salariés qui disposent à l’heure actuelle d’un régime spécial comme ceux d’EDF, de la RATP, de la SNCF ou les fonctionnaires. « Nos policiers, nos gendarmes, nos militaires, nos infirmières sont rentrés avec un pacte (…). Peut-on tout bousculer du jour au lendemain ? Non. Il faut donner du temps à la transition. » Il ajoute : « Ce qu’il faut gérer c’est l’angoisse des gens qui veulent comprendre où ils vont en sachant qu’ils ont parfois quinze, vingt ans de carrière ».

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Quelques minutes plus tôt, toujours sur RTL, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire martelait que « rien ne nous fera reculer de manière générale sur la transformation du pays ». Il ajoutait que « l’intérêt des Français, c’est qu’il y ait une réforme qui soit mise en place (…) Rien ne justifie le maintien de ces régimes spéciaux. Discutons de tout cela. Ils ne sont plus défendables ».

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