Retraites: pour le Premier ministre, « il faut dire aux Français clairement, tranquillement, que nous allons travailler plus longtemps »

Le Premier ministre veut consulter à nouveau les partenaires sociaux sur la réforme des retraites, malgré les menaces de grève massive et reconductible le 5 décembre. Il leur demandera si pour eux, « l’équilibre du régime est un vrai sujet » et si oui, « comment est-ce qu’on le règle ». 

Le chef du gouvernement recevra lundi et mardi les partenaires sociaux. Crédit: iStock.

Le Premier ministre Edouard Philippe a souligné jeudi vouloir consulter encore les partenaires sociaux à propos de la réforme des retraites, ajoutant qu’il « faut la faire » malgré les menaces de grève massive et reconductible le 5 décembre.

Interrogé sur France Inter pour savoir si le gouvernement pourrait retirer la réforme, Edouard Philippe a dit croire qu' »il faut la faire ». « Le président de la République ne s’est pas engagé sur une réforme des retraites pour le plaisir. On sait très bien quand on parle des retraites que c’est anxiogène et compliqué. On ne le fait pas par gaieté de cœur ou pour être populaire », mais « parce que le monde a changé », a-t-il défendu.

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Alors que les alliés centristes de l’exécutif l’ont appelé à organiser une conférence sociale pour désamorcer les appels à la mobilisation, il a considéré que ceux-ci « appellent au fond l’ensemble des partenaires de ce pays à se saisir de cette opportunité, de ce moment, pour se parler ». « Je voudrais entendre les partenaires sociaux avant de prendre des décisions », a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement, qui recevra lundi et mardi les partenaires sociaux, compte « leur demander très simplement, très directement », ce qu’ils proposent face au déficit du système de retraites évalué à une fourchette de 8 à 17 milliards d’euros en 2025 par un rapport du comité d’orientation des retraites (COR) qui doit lui être rendu ce jeudi. 

« Nous allons travailler plus longtemps »

Il leur demandera « est-ce que vous considérez que l’équilibre, c’est pas grave, on (verra) plus tard, nos enfants ils se débrouilleront, ou est-ce que vous considérez qu’il y a un vrai sujet, et dans ce cas-là, comment est-ce qu’on le règle », a-t-il expliqué. « Il y a toute une série d’hypothèses qui sont ouvertes », a-t-il ajouté, en soulignant que certaines « ne sont pas acceptables »: « Dire qu’on va régler le problème en baissant les pensions » ou « en augmentant les cotisations retraites des actifs d’aujourd’hui ».

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En revanche, « il faut dire aux Français clairement, tranquillement, le faire progressivement, que nous allons travailler plus longtemps (…) soit par la durée de cotisation soit par une mesure d’âge ».

Selon lui, « l’âge pivot est un élément de solution », mais « voyons avec les partenaires sociaux s’ils préfèrent des solutions sur la durée, des solutions sur l’âge légal, des solutions sur l’âge pivot, sur l’âge d’équilibre. Tout ça c’est encore relativement ouvert encore une fois, on a un petit peu de temps ».

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