Réforme des retraites: la grève du 5 décembre ne doit pas être «un match mortifère» selon Delevoye

En compagnie du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal, Jean-Paul Delevoye a voulu défendre sa réforme en s’adressant aux jeunes.

La grève du 5 décembre s'annonce être particulièrement suivie. Crédit: Guillaume SOUVANT/DICOM/SIPA

Alors qu’une grève particulièrement suivie se profile au moins à la RATP et à la SNCF jeudi 5 décembre, le Haut-commissaire aux retraites a pris la parole dans 20 Minutes avec le secrétaire d’Etat Gabriel Attal pour défendre son projet de réforme des retraites.

Si une réforme des retraites « suscite toujours beaucoup d’inquiétude et de résistance », Jean-Paul Delevoye tient à rappeler aussi que la grève de la semaine prochaine « a été demandée au départ par l’Unsa RATP, qui s’opposait à l’intégration de son régime spécial dans le régime universel. Donc ça a démarré pour préserver leur spécificité ».

« On a besoin des syndicats »

Cependant, il souligne qu’il ne veut stigmatiser personne et prévient : « Il faut être attentif à ne pas transformer ce 5 décembre en match mortifère. On a besoin des syndicats. Les responsables politiques et syndicaux savent qu’il faudra dépasser ce conflit et en sortir. Ce conflit est légitime, et pose un débat ».

A LIRE >>> Retraites: pour Gérald Darmanin, la « clause du grand-père » n’est « pas possible »

Souhaitant s’adresser aux jeunes, Jean-Paul Delevoye et Gabriel Attal (respectivement le doyen et le benjamin du gouvernement) expliquent que cette réforme apporte des garanties pour les jeunes en pérennisant le système des retraites et en le rendant plus juste.

A LIRE >>> Réforme des retraites: fin de la concertation le 9 ou 10 décembre, projet présenté « dans les jours qui suivront »

Plus de droits ?

« Aujourd’hui, si vous travaillez moins de 150 heures au SMIC dans l’année, vous n’avez aucun droit à la retraite. Dans le nouveau système, les jeunes qui ont des petits boulots l’été obtiendront des points », déclare Delevoye. Gabriel Attal pense que le débat est instrumentalisé pour faire croire aux jeunes qu’ils seront pénalisés par la réforme : « On a beaucoup entendu « Vous faites reposer la charge de la réforme sur les jeunes », comme si c’était un boulet. Mais cette réforme, c’est une chance ».

A LIRE >>> Réforme des retraites: la génération née en 1963 sera-t-elle la première impactée ?

Alors que l’application du nouveau régime de retraite aux seuls nouveaux entrants avait été évoquée un temps (c’est la clause dite « du grand-père »), l’exécutif semble chercher une autre solution, rapporte le journal Les Echos. Mercredi 27 novembre, le Premier ministre déclarait « entendre ceux qui disent que la fameuse clause dite « du grand-père » (…) ne serait pas assez ambitieuse et qu’elle étalerait la mise en œuvre de la réforme sur une période trop longue. Ils n’ont pas tort ».

Sur le même thème

Réforme des retraites retraite

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique