Réforme des retraites: qui est gagnant, qui est perdant? Les 7 cas types du gouvernement

Le gouvernement va mettre en ligne ce jeudi 19 décembre un simulateur qui permettra à chacun de voir si la réforme sera bénéfique ou non. Dès à présent, sept cas types ont été révélés.

Les petits revenus semblent plutôt gagnants avec la réforme. Crédit: Istock

C’est un instrument que le gouvernement a hâte de mettre en ligne : jeudi 19 décembre, un simulateur sera mis en ligne sur le site Reforme-retraite.gouv.fr. Il permettra, selon les critères de chacun, d’avoir une idée de sa future pension avec le nouveau système universel par point.

Pour accompagner la mise en ligne de ce simulateur, le gouvernement a rendu publics sept cas types de personnes, avec quatre hypothèses de départ à la retraite : à 62 ans, 64 ans, 65 ans et 67 ans, pour évaluer le montant de la pension dans le système actuel et dans le futur système. Assistante maternelle à temps partiel, secrétaire, développeuse web en entreprise, cadre supérieur, aide-soignant, professeur des écoles … A chaque fois, deux profils par profession sont proposés : né en 1980 et né en 1990.

L’âge pivot non pris en compte

Cependant, Le Parisien et RTL, qui ont eu accès à ces cas types, mettent en garde : ces propositions et le simulateur ne prennent pas en compte l’âge pivot. En effet, cette mesure étant toujours en discussion, elle n’est pas encore inscrite dans la réforme. Egalement, les cas types se basent sur 43 années de cotisations, avec une croissance économique de 1,3%, avec des salaires qui augmentent de la même manière partout.

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Il ressort de tout ça que ce sont les petits salaires qui y gagneront, mais à condition d’aller à 43 ans de cotisation et de ne pas prendre sa retraite à 62 ans mais à 65 ans. Par exemple, pour l’assistante maternelle salariée du privé née en 1980 et qui touche 1 220 euros par mois, sa pension de retraite serait de 940 euros à 65 ans dans le système actuel contre 1 398 euros dans le système à point.

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D’autres exemples en janvier

Ceux qui ont des carrières ascendantes (qui gagnent plus en fin de carrière qu’en début) sont aussi gagnants. L’exemple est pris d’un salarié devenu cadre supérieur qui touche 11 000 euros par mois en fin de carrière. Sa pension serait de 4 819 euros à 65 ans contre 5 318 euros dans le système universel. Et ce, en raison principalement de l’augmentation du taux de cotisation, qui passera de 26,9% à 28,12% : qui dit plus de cotisations dit plus de droits.

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Les professeurs sont perdants, selon le cas type : avec la mise en place du système universel, les pensions sont à la baisse. Par contre, s’il y a une revalorisation, le montant de la pension ne bougera pas entre l’ancien et le nouveau système.

Pour l’instant ces cas types sont très parcellaires : aucun profil ne comporte de carrière comprenant chômage et période d’activité, ni ne prend en compte le fait d’avoir des enfants dans le calcul. Par ailleurs, les régimes spéciaux sont absents. Le gouvernement doit mettre en ligne 300 exemples différents d’ici le 22 janvier.

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