Une plateforme pour demander le remboursement des abonnements Navigo et SNCF en place dès janvier?

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a demandé jeudi le remboursement intégral de l’ensemble des voyageurs qui empruntent les transports de la région sur toute la durée de la grève contre la réforme des retraites qui dure depuis maintenant deux semaines. « Je demande à la RATP et à la SNCF de rembourser les voyageurs intégralement pour tous les jours de grève », a-t-elle dit sur RTL au 15e jour de grève dans les transports, en évaluant à « environ 100 millions d’euros » le coût pour deux semaines de perturbations.

« Et qu’on ne m’oppose pas le fait que sur certaines lignes il y aurait du service de fait, car la vérité c’est que pour tous les voyageurs, le service minimum a été égal à quasi zéro », a-t-elle tranché. « Moralement », la RATP et la SNCF « le doivent aux voyageurs car c’est juste une souffrance inexprimable », a-t-elle insisté.

Demande de remboursement

Elle a indiqué qu’Ile-de-France Mobilités, l’autorité régionale des transports, allait mettre en place « une plateforme de remboursement » sur son site vianavigo.com pour permettre aux voyageurs « dès le 1er janvier d’y demander le remboursement ».

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Mais pour cela « il faut encore l’accord des opérateurs pour ce remboursement et je demande à l’Etat, tutelle politique et économique de ces opérateurs, de faire ce geste », a insisté Mme Pécresse, par ailleurs présidente du mouvement Libres!.

« Porter un brassard »

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Elle a aussi souhaité qu’après cette grève, « on négocie une nouvelle loi qui dise que lorsqu’on est un monopole qui touche à quelque chose d’aussi fondamental que le droit d’aller travailler, on est soumis à des astreintes, comme on l’est quand on est médecin dans un hôpital public »: on peut être gréviste et « porter un brassard » l’indiquant, mais « on continue à faire son travail ».

Alors qu’Edouard Philippe réunit l’ensemble des organisations syndicales et patronales jeudi après-midi pour tenter de trouver une sortie de crise, Mme Pécresse a estimé que « sans mesure d’âge il n’y aura pas de sauvetage des retraites« . Selon elle, il aurait mieux valu repousser l’âge légal de départ plutôt que mettre sur la table un âge-pivot, « une mesure pas franche, pas efficace, et qui peut faire des retraités pauvres à la fin s’ils partent à 62 ans avec une retraite minorée ».

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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