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Retraites: le gouvernement « ne reviendra pas » sur la suppression des régimes spéciaux

Le nouveau secrétaire d'Etat aux Retraites a affiché la fermé du gouvernement sur la disparition des régimes spéciaux. Mais le dialogue social reste ouvert.

Le gouvernement ne reviendra pas sur la suppression des régimes spéciaux dans le cadre de la réforme des retraites, assure dimanche dans une interview au JDD le nouveau secrétaire d’Etat aux Retraites, Laurent Pietraszewski, au 18e jour d’une grève qui affecte fortement le trafic SNCF et RATP.

« Les appels à une trêve lancés par certains responsables syndicaux doivent être entendus » et « les propositions qui ont été mises sur la table à la RATP et à la SNCF (…) doivent permettre de reprendre le travail », exhorte le nouveau « M. Retraites » du gouvernement.

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« C’est vrai, nous ne reviendrons pas sur la suppression des régimes spéciaux. Mais le dialogue social se poursuit avec les confédérations syndicales », assure-t-il, précisant que sera présenté « lundi un programme et un calendrier de concertation ».

Dans le cadre de ces réunions programmées à partir de début janvier avec les partenaires sociaux, le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Olivier Dussopt, « mènera notamment les discussions sur la retraite progressive dans la fonction publique », la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, « celles sur l’emploi des seniors et la pénibilité, et moi sur le minimum contributif et les transitions », précise M. Pietraszewski.

Il écarte d’emblée certaines revendications des syndicats CFDT et Unsa, favorables à la réforme, comme la réintégration de quatre facteurs dans le compte pénibilité (postures pénibles, vibrations mécaniques, port de charges lourdes et agents chimiques), qui « n’est pas à l’ordre du jour ».

Pour lui, il est préférable de se poser « la question des seuils » de pénibilité, « pour le travail de nuit, par exemple », que le Premier ministre a proposé jeudi d’abaisser à 110 nuits par an au lieu de 120, ou de travailler avec les branches « sur la prévention de la pénibilité, la reconversion, l’aménagement des fins de carrière ».

Une pension minimum jugée insuffisante

Comme d’autres membres du gouvernement avant lui, il écarte aussi la proposition de la CFDT d’une hausse de cotisations pour équilibrer le régime: « je ne suis pas favorable à une augmentation des cotisations, comme je me refuse à une baisse du pouvoir d’achat des retraités ». 

Quant à une pension minimum à 85% du Smic, jugée insuffisante par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, « c’est pourtant un progrès social majeur », selon M. Pietraszewski, pour qui cependant, « entre 85 % et 100 %, il y a quinze options possibles ».

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Défendant l’âge d’équilibre à 64 ans assorti d’un bonus-malus, une ligne rouge pour les syndicats réformistes, il souligne que ce sera un avantage pour « les 120.000  Français qui doivent aujourd’hui aller jusqu’à 67 ans pour avoir une retraite complète ».