Retraite: avec « l’âge d’équilibre », 30% des actifs partiraient plus tôt indique l’étude d’impact annexée au projet de loi

La mise en place d’un « âge d’équilibre » dans la réforme des retraites, comme le souhaite le gouvernement, n’aurait pas le même effet sur tous les actifs: « la moitié ne modifierait pas leur âge de départ », mais « un tiers pourr(ait) partir plus tôt » et « un cinquième partir(ait) plus tard », selon un extrait de l’étude d’impact du projet de loi.

Clef de voûte de la réforme, « l’âge d’équilibre » (aussi appelé âge pivot) vise à assurer le financement du système de retraite, en créant un nouveau dispositif de « bonus-malus » au-delà de l’âge légal, maintenu à 62 ans.

L’exécutif souhaitait créer ce nouvel « âge du taux plein » dès 2022, puis le relever progressivement à 64 ans en 2027. Mais cette mesure a été retirée à la demande des syndicats, une « conférence des financeurs » devant proposer d’autres scénarios d’ici fin avril.

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Pourtant, l’étude d’impact annexée au projet de loi, dont des extraits ont été révélés par Le Monde et Les Echos et également consultés par l’AFP, détaille les effets attendus de cette mesure.

Des gagnants et des perdants

Le plus souvent, elle serait neutre: « La moitié environ des assurés ne modifieraient pas leur âge de départ », soit parce qu’ils « auraient atteint le taux plein, en l’absence de réforme, à un âge proche de l’âge pivot », soit parce qu’ils partiront, comme aujourd’hui, à 62 ans sans décote pour invalidité ou inaptitude.

Certains y gagneraient: « Environ un tiers des assurés pourront partir plus tôt », de l’ordre « d’un an et demi en moyenne » pour la génération née en 1981.

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Un « décalage » qui « serait moindre pour les générations plus récentes », car « l’âge d’équilibre » augmenterait « au fur et à mesure des gains d’espérance de vie », se rapprochant de l’actuel âge d’annulation de la décote à 67 ans.

D’autres, enfin, y perdraient: « Environ un cinquième des assurés partiront plus tard », d’à peu près « trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990 », avec toutefois « un gain très significatif de pension, en moyenne supérieur à 20% ».

Dans l’ensemble, avec l’âge pivot, « l’âge moyen de départ serait plus élevé » d’un mois pour la génération 1990 (64 ans et 7 mois) et de 8 mois pour la génération 2000 (65 ans et 2 mois).

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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