Retraites : une bataille d’études d’impact en perspective

Mécontents des estimations du gouvernement, médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens, vétérinaires, experts-comptables, notaires et avocats veulent faire réaliser leurs propres projections

Sept caisses de retraite des professions libérales de santé, du droit et du chiffre, opposées au « système universel » voulu par Emmanuel Macron, ont annoncé mercredi qu’elles feraient « réaliser leur propre étude d’impact » de la réforme en cours d’examen au Parlement.

Médecins, dentistes, sages-femmes, pharmaciens, vétérinaires, experts-comptables, notaires et avocats contestent l’étude d’impact accompagnant le projet de loi présenté fin janvier par le gouvernement.

Pointant « des différences significatives avec leurs propres estimations », les caisses de retraite gérées par ces professions « ont décidé de demander des expertises » indépendantes afin de « vérifier de façon objective » que les « hypothèses » officielles « sont exactes », expliquent-elles dans un communiqué.

Des résultats rendus publics

Les résultats « seront rendus publics », préviennent-elles, affirmant que ce travail est « essentiel », tant pour ceux qui redoutent des hausses « insupportables » de cotisations – comme les avocats – que pour ceux qui craignent « une baisse marquée » de leurs pensions – comme les médecins.

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La validité de l’étude d’impact du gouvernement est remise en question depuis le jour sa publication, le Conseil d’Etat ayant aussitôt déploré les « projections financières lacunaires » servant de base à ce document.

Critiquée par tous les groupes d’opposition à l’Assemblée nationale, elle fait même l’objet d’une demande de commission d’enquête par les députés socialistes, qui veulent faire la lumière sur sa « sincérité ».

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