Se connecter S’abonner

Retraites : la réforme ne sera pas à l’agenda du gouvernement avant « quelques mois »

L'objectif du gouvernement est pour l'instant de « favoriser l'emploi », précise le secrétaire d'État chargé des retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, sur BFM Business, jeudi 1er octobre.

Cible d’un mouvement social d’une ampleur historique, la réforme des retraites avait été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, en mars. Entre temps, l’épidémie de coronavirus, le confinement et la crise économique sont passés par là. Suspendue, cette refonte du système est toujours dans l’actualité, insiste le gouvernement, mais pas avant plusieurs mois.

« Lorsque nous aurons bien avancé sur la crise économique et sociale »

C’est ce qu’indique, jeudi 1er octobre, Laurent Pietraszewski, le secrétaire d’État chargé des retraites et de la Santé au travail, invité par BFM Business. « La réforme des retraites est une priorité, simplement, on aura le temps de faire tout cela dans quelques mois lorsque nous aurons bien avancé sur la crise économique et sociale », précise-t-il.

Le conseil d’orientation doit rendre son rapport le 15 octobre. Le secrétaire d’État ajoute qu’une deuxième synthèse est également attendue fin novembre. « Munis de ces éléments, nous serons en situation d’échanger avec les partenaires sociaux sur ce qu’il convient de faire pour maintenir notre système le plus proche de l’équilibre », déclare Laurent Pietraszewski.

A LIRE >>> Certaines pensions de retraite seront revalorisées jeudi 1er octobre

« L’objectif est de favoriser l’emploi »

Le membre du gouvernement rappelle ainsi l’objectif de la réforme des retraites : combler le « déficit structurel de 3-4 milliards d’euros » enregistré en 2020. Cependant, il indique que « les questions budgétaires se poseront au moment où il sera opportun de les poser ».

En effet, pour l’instant, la priorité d’Emmanuel Macron et de Jean Castex reste la crise économique. « L’objectif que nous avons est de favoriser l’emploi (…) de permettre à nos 750.000 jeunes qui sortent du système de formation initiale de rentrer dans l’emploi », martèle ainsi Laurent Pietraszewski.