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Réforme des retraites: « prise de contact » entre les syndicats RATP et le gouvernement

A l’issue de cette rencontre, le secrétaire général du principal syndicat de la RATP a dit avoir expliqué à ses interlocuteurs que la réforme serait "une rupture du contrat" entre les salariés et l'entreprise.

Les trois syndicats représentatifs de la RATP, dont deux appellent à une grève contre la réforme des retraites à partir du 5 décembre, ont été reçus lundi soir par le gouvernement pour une « prise de contact », a résumé Thierry Babec, secrétaire général de l’Unsa-RATP.

« Assez pessimiste » à l’issue de cette réunion avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, M. Babec a dit à la presse avoir expliqué à ses interlocuteurs que la réforme serait « une rupture du contrat » entre les salariés et l’entreprise.

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« Aucune piste, aucune proposition » de compensation de la disparation programmée du régime spécial de retraite des agents RATP n’a été évoquée, a ajouté le responsable de l’Unsa, premier syndicat de l’entreprise.

Les agents « sont très mobilisés. Ce qui revient du terrain, des collègues, c’est une mobilisation de plus en plus forte des esprits vis-à-vis du 5 décembre », a-t-il affirmé.

Un nouveau temps fort de mobilisation à l’étude

La CGT-RATP (2e syndicat), qui n’a à ce jour pas appelé à cette grève, a qualifié de « sans surprise » la réunion. « Le gouvernement n’a pas l’intention de changer de cap » et « à la CGT, on est opposé à cette réforme de régression sociale », a-t-il dit.

Après la grève très suivie le 13 septembre à la RATP, la CGT « construit actuellement un nouveau temps fort de mobilisation qui s’inscrira, nous l’espérons, dans le mouvement interprofessionnel qui se dessine en décembre », a indiqué son syndicat RATP dans un communiqué.

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Pour la CFE-CGC (3e), Frédéric Ruiz a précisé que les trois organisations seraient reçues lors de réunions bilatérales « d’ici à mi-novembre » avant « une séance de synthèse vers le 20 novembre ». « On pense qu’il n’y aura que des perdants. C’est une réforme sociétale qui bouleverse tout », a ajouté le secrétaire général de la CFE-CGC-RATP.

Lors de la réunion, MM. Delevoye et Djebbari ont souligné que la concertation qui s’ouvre « devait conduire à préciser les garanties annoncées par le Premier ministre, notamment en ce qui concerne la prise en compte de la pénibilité dans le futur système et la durée des périodes de convergence » d’un régime à l’autre, selon un communiqué commun.

Cinq syndicats de la RATP, dont l’Unsa et la CFE-CGC, ont lancé un appel à une grève « illimitée à partir du 5 décembre » contre un système universel de retraite à points à l’horizon 2025. Un projet de loi doit être voté par le Parlement avant l’été 2020.