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Réforme des retraites: « le vrai projet » du gouvernement, c’est « diminuer les pensions » estime le président de la CFE-CGC

Selon le président de la CFE-CGC, François Hommeril, "la réforme des retraites …/… ne dit rien de ses objectifs à long terme".

Crédit : iStock.

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a accusé samedi le gouvernement de taire le « vrai projet » derrière la future réforme des retraites, qui servira, selon lui, « à terme » à « diminuer les pensions », assimilées par l’exécutif à « de la dépense publique ».

« La réforme des retraites » voulue par Emmanuel Macron, qui prévoit de remplacer les 42 régimes existants par un « système universel » à points, « est une réforme qui ne dit rien de ses objectifs à long terme », a estimé M. Hommeril sur France Inter. 

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Elle « attaque des individus dans leur statut, dans leur situation actuelle, alors qu’en fait le sujet est ailleurs », a-t-il ajouté.

M. Hommeril s’est refusé à anticiper l’ampleur de la mobilisation prévue contre la réforme le 5 décembre, notamment à la RATP et à la SNCF. Mais il croit « toujours que la raison peut revenir au gouvernement », et appelle à un « retour à des bases un peu plus saines que des slogans à l’emporte-pièce » qui « ne disent rien des vrais projets s’agissant des retraites ».

La retraite par capitalisation favorisée

« Le vrai projet, il est très simple. Les retraites, aujourd’hui, c’est 14% du PIB », considérés « comme de la dépense publique », a expliqué M. Hommeril. Pour viser l’équilibre budgétaire, « le projet, à terme, c’est de diminuer les pensions », a-t-il fait valoir.

Selon lui, la réforme veut « clairement » favoriser la retraite par capitalisation en plafonnant, dans le futur système, la prise en compte des revenus à 120.000 euros brut par an dans le calcul des pensions.

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Les cadres seront « perdants » comme ils l’ont été de « quasiment toutes les réformes » depuis « plus de 20 ans », a estimé M. Hommeril.

Fustigeant la « politique anti-cadres, anti-classes moyennes, anti-classes moyennes supérieures » du gouvernement actuel, il a de nouveau dénoncé, au lendemain de son entrée en vigueur, la dégressivité des allocations chômage, de 30% au bout de six mois, pour les salaires supérieurs à 4.500 euros brut par mois. Une mesure « indigne » et « très néfaste », défendue selon lui par des arguments « assez pathétiques ».