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Retraites: le gouvernement envisage que la génération 1975 soit la première concernée par la réforme

Le gouvernement doit annoncer l’architecture générale de sa réforme des retraites mercredi. Des points restent encore à éclaircir avant le grand oral.

Quelle est la première génération qui va basculer dans le nouveau système de retraite ? C’est l’épineuse question que se pose actuellement le gouvernement alors que les derniers paramètres de la réforme sont en train d’être discutés, en vue du discours du Premier ministre mercredi 11 décembre.

Mise en place en deux temps ?

Selon le journal Les Echos, alors que l’exécutif pensait d’abord appliquer la réforme à la génération 1963, ce serait finalement la génération 1975 qui serait retenue (au minimum, la génération 1973) pour faire la bascule dans le nouveau système.

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Concernant l’avancée des travaux, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a indiqué lundi soir que la date d’entrée en vigueur du nouveau système à points est fixée à 2025, mais ce sujet reste un point de désaccord entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Également, il a mis sur la table la possibilité que la réforme entre en vigueur en deux temps : les nouveaux entrants sur le marché du travail pourraient s’affilier au régime universel peu de temps après le vote de la loi, en 2021 ou 2022, tandis que les autres salariés basculeront progressivement à partir d’une date donnée dans le nouveau système.

Âge pivot

Quant aux régimes spéciaux, le quotidien économique écrit que dans l’entourage du Premier ministre, on indique que « même les plus réformateurs ne veulent pas de scalp ». La transition vers le nouveau système pour les régimes spéciaux pourrait être plus longue que pour le régime général des salariés du privé. Enfin, la mise en place de l’âge pivot (c’est-à-dire une décote avant cet âge s’il y a un départ en retraite et une surcote ensuite) pourrait être progressive a proposé Jean-Paul Delevoye.

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Le haut-commissaire a déclaré qu’il était « convaincu que le statu quo n’est pas tenable, que ce projet est indispensable et que les générations futures nous seront reconnaissantes », rapporte Le Point, en rappelant que le maintien de l’âge légal de départ à 62 ans, que les départs anticipés pour les carrières longues et les métiers régaliens, que la garantie dans la loi que la valeur du point ne peut baisser font partie des propositions qui font consensus avec les partenaires sociaux.