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Dans la jungle des contrats d’assurance dépendance

Le site Good Value for Money s'est penché sur ces contrats, qui recouvrent des niveaux de couvertures et des tarifs très variables. Conseils pour y voir plus clair.

Combien coûte la dépendance ? Alors que 750.000 personnes vivent dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées, dont 80 % en Ehpad, le tarif de ces établissements intègre le surcoût spécifique lié au degré de dépendance de la personne. Et plus celle-ci est importante, plus le tarif est élevé. Le prix médian d’une place dans un Ehpad public est de 1 850 euros par mois. Il monte à 2 000 euros pour un Ehpad privé non lucratif et à 2 710 euros pour un Ehpad privé commercial. Mais pour le prix de l’assurance, il n’est pas aisé de s’y retrouver. Le site spécialisé Good Value for Money livre son analyse.

En premier lieu, il importe de savoir ce que couvre réellement un contrat d’assurance dépendance. Selon les cas, la dépendance lourde ou partielle, l’aménagement du domicile en cas d’entrée en dépendance, ou la fourniture de prestations de repos pour un aidant familial, de prestations d’assistance sont couverts. De même, le remboursement éventuel d’une partie des sommes versées « à perte » en cas de non-entrée en dépendance à un âge déterminé peut être proposé. Or selon les contrats, il peut y avoir des écarts significatifs sur les modalités de reconnaissance de l’état de dépendance, partielle ou totale, le montant versé (ou non) en cas de dépendance partielle par rapport à celui prévu en cas de dépendance totale, la franchise appliquée avant le versement du premier euro de rente dépendance, ou encore la fourniture effective de prestations d’assistance.

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Un marché « encore très peu normé à ce jour »

Le marché de l’assurance dépendance est « encore très peu normé à ce jour », constate Good Value for Money. Ainsi, « si la Fédération Française de l’Assurance (FFA) a fait un effort louable consistant à définir un label GAD (Garantie Assurance Dépendance) visant à établir un socle minimum de garanties pour un contrat d’assurance dépendance, ce label ne constitue en aucun cas une obligation », explique le site spécialisé. Ainsi, dans son analyse du marché, celui-ci a pu identifier des contrats solides en termes de garanties et de prestations, mais qui ne se sont pas référés au label GAD. « A l’inverse, il existe des contrats bénéficiant du label GAD, mais l’appliquant de manière trop limitative aux yeux de Good Value for Money et/ou à des tarifs très élevés ».

Dans certains cas, les contrats commercialisés ne sont pas limpides. Ils s’appuient parfois « sur des arguments marketing ou sur certaines prestations « anecdotiques », visant à écarter l’attention du souscripteur sur des points beaucoup plus fondamentaux du contrat », estime le site. Quant aux modalités d’évolution du prix payé pour une assurance dépendance, elles peuvent également varier très significativement d’un contrat à un autre.  

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Comment choisir son contrat ?

Dans la jungle de ces contrats, plus ou moins intéressants, Good Value for Money conseille aux assurés de souscrire un contrat qui garantisse au minimum 1 000 euros de rente en cas d’entrée en dépendance totale. De même, opter pour un contrat qui propose le versement d’une rente mensuelle en cas d’entrée en dépendance partielle, et « viser une rente en cas de dépendance partielle égale à 50 % de celle prévue en cas de dépendance totale ».

Enfin, il s’agit de ne pas négliger l’option d’aide à un aidant familial en lui offrant des journées de repos, de contrôler impérativement à la souscription les modalités d’évolution de la prime d’assurance dans le temps, et de regarder ce que prévoit le contrat dans l’hypothèse de l’arrêt de versement des cotisations.