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Retraite : le Medef remet sur la table la question du temps de travail

Pour le président du Medef, si l’économie repart vite, alors oui, il faudra poser la question de la réforme des retraites avant 2022. Et, quoiqu’il arrive, la question du temps de travail devra être reposée.

retraite

Pour l’heure, la réforme des retraites est en stand-by. Mais pas les réflexions autour. Ce vendredi 18 décembre Geoffroy Roux de Bézieux a rappelé sur BFMTV, qu’après la crise, deux questions se poseront : celle de la « compétitivité » de l’économie française et celle de la « quantité de travail » des Français et donc de la retraite. « On est à un moment où il faut sauver les entreprises, mais dans le courant 2021, il faudra reposer ces questions. Il faudra être en capacité de voir où sont les forces et faiblesses de l’économie française », a précisé le président du Medef, interrogé dans le marché de Rungis.

Selon lui, la compétitivité comme la thématique des retraites pourraient même être abordées avant la présidentielle de 2022. Tout dépendra de l’état de l’économie nationale au sortir de la crise. « Si l’économie est par terre à cause de l’épidémie, il ne faut pas ajouter une réforme compliquée. Mais si on repart vite, alors oui, il faudra poser la question. On a un sujet financier (…) qui avait peut-être été mal posé (avec la reforme systémique) mais on ne peut pas le nier », a-t-il expliqué. 

Optimisme

Concernant la crise, le patron du Medef s’est dit « optimiste » pour la suite. « Le plus important est le moral et l’état d’esprit. On a des entrepreneurs prêts à s’en sortir. On va s’en sortir », a-t-il souligné. Pour lui, c’est sûr, « la France a du potentiel. On a été plus touché que le reste de l’Europe mais j’espère qu’on aura un rebond plus fort ».

Dans ce but, Geoffroy Roux de Bézieux a plaidé pour une réouverture encadrée des secteurs encore fermés en raison de la crise sanitaire. « On attend, pour les restaurateurs comme pour tous les secteurs fermés, qu’on passe à de la microchirurgie. On doit pouvoir ouvrir, mais avec des mesures sanitaires renforcées. Par exemple, on pousse l’idée d’un QR code dans les restaurants. Secteurs par secteurs, on doit pouvoir trouver des mesures qui permettent d’ouvrir tout en contenant l’épidémie. »