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Pension de réversion : comment la toucher ?

En cas de décès, le conjoint survivant peut bénéficier d’une partie des retraites du défunt. Voilà comment en bénéficier et calculer le montant auquel vous pouvez prétendre.

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En cas de décès d’un conjoint, la pension de réversion permet au survivant, même divorcé, de toucher une partie de ses retraites. Les conditions d’attribution et son montant varient selon le ou les régimes de retraite du défunt. Voici comment réclamer votre dû et vous faire une idée du montant qui vous sera alloué dès lors que vous avez été marié avec l’assuré décédé et que vous avez au moins 55 ans au moment de faire votre demande, précise le site lassuranceretraite.fr. Si la durée du mariage comme le fait d’avoir eu ou pas des enfants ensemble n’a aucune importance, les partenaires pacsés ou les concubins ne peuvent pas bénéficier de la pension de réversion.

Le versement de la pension de réversion est-il automatique ?

L’attribution de la pension de réversion n’est pas automatique, il faut en faire la demande. Il est possible de la faire en ligne sur le portail info-retraite.fr. Cette demande sera adressée à toutes les caisses de retraite.

Le montant dépend-il de la durée du mariage ?

Normalement, la durée du mariage n’influe pas sur le montant de la pension de réversion. Elle est calculée de la même manière dans les régimes de base et les régimes complémentaires. Mais si votre conjoint avait été marié avant de vous épouser, ses ex-conjoints peuvent prétendre à une partie de sa pension. Dans ce cas, le partage se fait au prorata de la durée de chaque mariage. Mais, les règles de partage varient selon les régimes. Dans les régimes de base, le partage est réalisé entre tous les ex-conjoints du défunt. Et ce, même s’ils sont remariés et s’ils ne remplissent pas les autres conditions. En effet, la part de ceux qui n’ont pas encore 55 ans ou dont les ressources sont trop élevées est préservée pour le moment où ils pourront la toucher. Et en cas de décès d’un des bénéficiaires potentiels, sa part est redistribuée aux autres. Dans le régime Agirc-Arrco, le partage est effectué uniquement entre les ex-conjoints non remariés. Mais, si l’un d’eux est remarié, sa part n’est pas redistribuée aux autres.

Un remariage fait-il perdre son droit à la pension de réversion ?

En cas de remariage, tout dépend des régimes de retraite du défunt. En théorie, dans les régimes de base, le fait de se marier ne dépossède pas le survivant de son droit à réversion. Mais si vous vivez en couple après le décès de votre ex-époux et que vous êtes remarié, pacsé ou en concubinage, la caisse de retraite prendra en compte les revenus de votre nouveau ménage. Ceux-ci ne devront pas dépasser 34.112 euros par an, en 2021. Quels que soient les revenus de votre nouveau conjoint, un remariage vous privera définitivement de la pension de réversion des régimes complémentaires.

Toutes les pensions sont-elles accessibles dès 55 ans ?

L’âge minimum de 55 ans vaut pour les régimes de base du privé, pour l’Agirc-Arrco et pour le régime complémentaire des indépendants. Mais dans les régimes complémentaires des professions libérales, il est habituellement de 60 ans, parfois plus. En cas de veuvage avant cet âge minimal, vous devrez patienter pour percevoir la pension, même si les autres conditions d’obtention sont remplies.

Existe-t-il des exceptions à l’âge minimal ?

Si, au moment du décès de votre conjoint vous n’avez pas atteint l’âge minimal requis, vous pourrez bénéficier de la pension de réversion du régime Agirc-Arrco si vous avez au moins deux enfants à charge. Les enfants invalides, quel que soit leur âge, si leur invalidité a été constatée avant leur 21e anniversaire, sont également pris en compte. Dans ce cas, vous pouvez bénéficier de cette mesure, même si vos enfants sont nés d’une précédente union.

Y a-t-il un plafond de revenus à ne pas dépasser ?

Pour cumuler sa retraite et la pension du régime de base du défunt, le montant des revenus du conjoint survivant ne doit pas dépasser les 21.230 euros par an en 2021. En revanche, il n’y a pas de condition de ressources dans les régimes complémentaires, hormis celui des indépendants.

La pension de réversion peut-elle être majorée ?

La pension de réversion versée par le régime de base équivaut à 54% de la retraite de base du conjoint défunt. Si vous avez eu ou élevé au moins trois enfants ensemble, son montant est majoré de 10%. Et si vous avez des enfants à charge lors de son décès, ce montant est majoré de 98,72 euros par mois par enfant à charge, à condition de ne pas toucher de retraite personnelle et ne pas avoir atteint l’âge du taux plein. Si grâce à cette pension, vos revenus, hors bonification pour enfants, dépassent le plafond de ressources de 21.230 euros par an pour une personne seule (34.112 euros pour un couple, en 2021), le montant de la pension de réversion sera réduit. Dans ce cas, la majoration pour enfants à charge est également revue à la baisse. Néanmoins, la pension de réversion ne sera jamais inférieure à 3.492,37 euros par an si votre conjoint a validé 60 trimestres au régime général. Inversement, la pension de réversion du régime général ne peut pas dépasser 11.106,72 euros par an. Un montant qui s’entend sans les majorations pour enfants et pour charge d’enfants.

Comment est calculée la pension de réversion complémentaire ?

La pension de réversion de l’Agirc-Arrco représente 60% de la retraite complémentaire du conjoint défunt. Un montant majoré de 10% si le défunt a eu ou élevé au moins trois enfants, même si le conjoint survivant n’a aucun lien de parenté avec eux.

Les régimes de la fonction publique

Il n’y a pas d’âge minimal pour percevoir une pension de réversion dans les trois régimes de la fonction publique. Le conjoint survivant peut prétendre immédiatement à la pension de réversion d’un fonctionnaire décédé. Mais si le couple n’a pas eu d’enfants, le mariage doit avoir duré au moins quatre années. Si ce n’est pas le cas, le défunt devra avoir accompli au moins deux ans de service avant sa cessation d’activité et depuis son mariage. Pour ce qui est du montant, il attendra la moitié de la retraite du fonctionnaire décédé. En cas de remariage, le conjoint survivant ne pourra plus bénéficier de ladite pension. Il la perdra également en cas de Pacs ou s’il vit en concubinage, note Le Particulier. Enfin, si le défunt a déjà été marié par le passé, son ex-conjoint peut prétendre à la pension de réversion dans les mêmes conditions que son conjoint survivant, là encore à condition de ne pas être remarié. La pension de réversion sera répartie en fonction de la durée des mariages.