Se connecter S’abonner

Retraites : la réforme est nécessaire pour la France selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a estimé lundi 26 avril que la réforme des retraites n’est pas seulement nécessaire parce que Bruxelles la demande.

retraite
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1903201500

La réforme des retraites doit être menée « parce qu’elle est bonne pour la France », a insisté lundi 26 avril sur Europe 1 Bruno Le Maire. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a estimé qu’elle devait être menée non pas parce que la Commission européenne la demande, mais parce qu’elle est nécessaire. Le Conseil européen avait indiqué en juillet 2019 qu’il fallait « réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes ». Pour Bruno Le Maire, « ce n’est pas Bruxelles qui nous demande une réforme des retraites. C’est la France qui a besoin d’une réforme des retraites ». Paris présentera mercredi son plan de relance à Bruxelles : le pays « touchera environ 10%, c’est-à-dire un peu plus de cinq milliards d’euros début septembre » sur le montant total qui lui est dû, soit près de 40 milliards d’euros, a précisé Bruno Le Maire. Une aide qui n’est donc pas conditionnée à l’adoption de la réforme des retraites selon lui.

Le chef de Bercy a poursuivi son propos en expliquant que cette réforme était nécessaire pour que le système de retraite par répartition « soit financièrement viable », mais aussi pour « inciter tous les Français à travailler davantage ». Bruno Le Maire a insisté aussi sur le fait que la réforme devait se mener pour freiner « l’appauvrissement relatif des Français (…) par rapport aux Allemands, par rapport aux Américains » depuis une vingtaine d’années. Quant au calendrier, le ministre de l’Economie n’a pas encore précisé si elle serait menée lors du prochain quinquennat, ou non.

11 milliards de prêts participatifs

Concernant la reprise économique, Bruno Le Maire réaffirme que l’aide de l’Etat se fera « sur-mesure ». Certains secteurs, comme l’industrie, redémarrent. Pour ces secteurs-là, « nous allons mettre à leur disposition début mai 11 milliards d’euros de prêts participatifs » sur les 20 milliards prévus. Les assureurs « ont joué le jeu », a précisé le ministre de l’Economie. Ce sont « des prêts de très long terme, huit ans, avec un différé de remboursement de quatre ans », a encore ajouté le chef de Bercy. Pour les autres, restaurateurs, bars, les entreprises du tourisme et de l’événementiel, des propositions adaptées seront faites, a assuré le ministre. « Le retrait des aides ne peut qu’être progressif », a ajouté Bruno Le Maire.