Se connecter S’abonner

Petites retraites : le casse-tête de la revalorisation

Un rapport parlementaire, remis mardi 1er juin au gouvernement, propose des pistes pour revaloriser les petites retraites. Quelles sont-elles ? On fait le point.

retraites
Istock

Dans un rapport parlementaire, remis mardi 1er juin au Premier ministre, des pistes sont étudiées par les députés Lionel Causse (LREM) et Nicolas Turquois (MODEM) pour revaloriser les petites retraites, rapporte Ouest-France.  En France, 5,7 millions de retraités perçoivent une pension mensuelle brute inférieure à 1.000 euros (hors pensions de réversion), selon ce rapport. Les trois quarts d’entre eux sont des femmes, et les deux tiers ont des carrières incomplètes. Les raisons ? Une arrivée tardive sur le marché du travail, un arrêt de travail précoce pour maladie, l’arrêt pour garde d’enfants ou encore le chômage.

« Ce sont très majoritairement les femmes qui interrompent ou mettent en pause leur carrière en lien avec l’arrivée des enfants dans la cellule familiale », notent les députés. Un fait « d’autant plus prégnant pour les générations actuellement à la retraite ». Parmi les parts des retraités touchant une faible pension on retrouve aussi les indépendants et les conjoints collaborateurs d’exploitants agricoles.

Un coût de revalorisation des retraites de 2 milliards d’euros

Mais alors comment revaloriser ces pensions ? Les députés reprennent la proposition de revalorisation du minimum contributif, qui était déjà présente dans la réforme des retraites initiale. Cela signifie que les retraités qui ont cotisé au moins 120 trimestres, verraient leur pension minimale passer de 705 euros par mois à 1.000 euros par mois en 2022.

En 2025, cette pension sera à 85% du Smic net, précise le rapport. Si cette mesure est mise en place mais seulement pour les futurs retraités, elle coûtera 2 milliards d’euros en 2050 à l’Etat. Si elle est élargie aux retraités actuels, elle coûtera 2 milliards d’euros dès 2025, souligne Ouest-France.

« Un inventaire »

Concernant la question du financement, « les rapporteurs ont choisi de faire un inventaire de leviers existants plutôt que de proposer des modalités de financement précises ». Plusieurs pistes sont cependant évoquées. « Pour revaloriser les retraités les plus modestes actuellement, il y aurait une logique à mettre à contribution les retraités les plus aisés. Pour les futurs retraités, la création d’une deuxième journée de solidarité ou l’augmentation des cotisations, font partie des pistes envisageables », détaille le rapport. Un sujet délicat à l’approche des présidentielles.