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Réforme des retraites : les pistes du gouvernement

Alors que le gouvernement s’apprête à se replonger dans la réforme des retraites, qui ne pourra pas être « reprise en l’état », selon Emmanuel Macron, plusieurs scénarios sont envisagés pour trouver de nouvelles ressources.

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Crédit: iStock.

La crise sanitaire n’a pas seulement mis à l’arrêt le chantier de la réforme des retraites, elle en a aussi modifié profondément les enjeux. « Je ne pense pas que la réforme qui était initialement envisagée puisse être reprise en l’état », a concédé Emmanuel Macron lors de la première étape de son « tour des France des territoires » dans le Lot, jeudi 3 juin. Si le projet de départ, « très ambitieux » et « extrêmement complexe », était « porteur d’inquiétudes », selon les mots du chef de l’État, l’avenir des nouvelles discussions sur le sujet apporte aussi son lot d’incertitudes. Quels scénarios pourraient alors être privilégiés ? 

L’une des pistes pourrait consister à accélérer la réforme Touraine, « qui porte la durée de cotisation pour une retraite à taux plein à 43 annuités en 2032 », précisent Les Echos. Dans ce scénario, l’économie générée s’élèverait à un demi-milliard d’euros à l’horizon 2025, une somme qui pourrait alors être allouée à d’autres mesures pour les jeunes et les petites retraites. La réforme Touraine pourrait en outre être durcie « en augmentant les annuités nécessaires » pour une retraite à taux plein, à savoir augmenter la durée de cotisation, souligne Europe 1

Augmenter l’âge légal de départ, point de crispation de la réforme des retraites

La dernière hypothèse, la plus controversée, serait de relever l’âge légal de départ à la retraite, de 62 ans actuellement à 64 ans. Cette augmentation est envisagée par paliers de six mois par an, pour viser 20 à 25 milliards d’euros d’économies. Une piste à laquelle s’était fermement opposée une partie des syndicats dès les premières heures du débat sur la réforme des retraites. À l’image de la CGT, qui avait au contraire estimé, dans un entretien à Capital, que « l’une des solutions est de revoir les exonérations de cotisation des entreprises qui, d’après la Cour des comptes, ont représenté plus de 90 milliards d’euros », selon son secrétaire général, Philippe Martinez.