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Retraites : le patron du Medef veut une réforme « dès septembre 2022 »

Mercredi 9 juin, Geoffroy Roux de Bézieux a estimé qu’une réforme des retraites devait être mise en œuvre juste après la présidentielle, avec un âge de départ repoussé à 64 ans.

Dans un entretien aux Echos, mercredi 9 juin, Geoffroy Roux de Bézieux a estimé qu’une réforme des retraites devait être mise en œuvre juste après la présidentielle, avec un âge de départ repoussé à 64 ans. 
Crédit: iStock.

Mise à l’arrêt par la crise sanitaire, la réforme des retraites s’invite à nouveau dans le débat public. Lors de la première étape de son « tour de France des territoires », jeudi 2 juin, Emmanuel Macron a ainsi évoqué la relance des discussions, en précisant toutefois que la réforme ne pouvait pas être « reprise en l’état ». Une annonce qui, sans surprise, a divisé les partenaires sociaux, à l’image du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui a estimé que « ce serait une erreur de remettre sur la table » ce dossier.

À l’inverse, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a, lui, appelé à faire passer la réforme des retraites à la vitesse supérieure. « Pour moi, c’est un débat de la présidentielle . Il faut que tous les candidats se positionnent. C’est la seule réforme sociale qui touche tout le monde. Elle a donc besoin d’une légitimité démocratique », a-t-il déclaré dans un entretien aux Echos, mercredi 9 juin. Selon lui, le gouvernement devra agir en conséquence « dès septembre 2022 », pour éviter une « réforme-rustine en trois mois ». Sa crainte, le cas échéant ? Qu’il faille  «  y revenir après la présidentielle » et que les Français « n’y comprennent rien ».

Trois options pour la réforme des retraites

Même si le déficit du système des retraites est finalement moins important que prévu après la crise sanitaire, le besoin de financement s’élève toujours entre 7 et 10 milliards d’euros par an. Geoffroy Roux de Bézieux envisage ainsi trois options pour un retour à l’équilibre financier. À commencer par « la hausse des cotisations mais, là, c’est l’emploi qui va trinquer », a-t-il prévenu sur RMC. 

Deuxième option, « la désindexation des pensions ». « Je ne pense pas absurde que, alors que les retraités ont été protégés pendant cette crise et que c’est plutôt les jeunes qui ont trinqué, on leur demande un effort temporaire. Ça dépend aussi de l’inflation », a-t-il ajouté. Enfin, pour Geoffroy Roux de Bézieux, une « vraie réforme des retraites » ne pourra être possible sans « passer l’âge de départ à 64 ans », a-t-il souligné dans les Echos.