Se connecter S’abonner

L’âge du départ à la retraite repoussé à 64 ans dès 2022 ?

Emmanuel Macron a évoqué la réforme des retraites lors de son allocution du 12 juillet. Il a réaffirmé son intention de l’engager dès que la situation sanitaire le permettra. Cette réforme prévoit notamment un allongement de l’âge du départ à la retraite, le repoussant à 64 ans dès 2022.

retraite

Les partisans de la réforme des retraites poussent le président à retarder l’âge du départ de la retraite à 64 ans. Et ce sans attendre. La défaite encaissée, dimanche 27 juin, dans le cadre des élections régionales, ne serait pas étrangère à cette envie d’accélération, indiquent Les Echos. Tout comme le revers infligé par le Conseil d’État qui a suspendu le texte sur l’assurance-chômage, mardi 22 juin. Il devait entrer en vigueur le 1er juillet 2021. Le report de l’âge de la retraite, même si la mesure ne serait appliquée qu’après la présidentielle, permettrait à Emmanuel Macron de renouer avec son image de réformateur.

Les pro-réforme, parmi lesquels Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, verraient d’un bon œil l’inscription de la mesure dans le budget de la Sécurité sociale de 2022. D’autant que plusieurs rapports récents prônent en sa faveur. L’évolution concernerait la génération née en 1961, dont l’âge de départ à la retraite passerait à 62 ans et demi dès 2022-2023. Une ouverture des droits décalée de six mois pour chacune des trois générations suivantes. Les actifs nés en 1964, eux, partiraient ainsi à 64 ans en 2028-2029.

Pas de suppression des régimes spéciaux de retraite

Le quotidien estime à quelque 14 milliards d’euros en 2026 le rendement de la réforme. Ajoutant que les exemptions et les départs anticipés pour carrière longue, invalidité, etc., diminueraient les économies de plusieurs milliards. De quoi financer une réforme sur le grand âge et une garantie jeunes extensive.

Parallèlement à la réforme, le président passerait le minimum de pension de retraite à 1.000 euros par mois pour les travailleurs ayant une carrière complète. Puis à 85% du SMIC. Et la suppression des régimes spéciaux ne semble pas être au programme de cette accélération. « Si le président est classique, il sera battu [lors de la présidentielle] », explique au quotidien un proche du président Macron.