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L’âge du départ à la retraite repoussé à 64 ans dès 2022 ?

La réforme des retraites, mise en suspens par le gouvernement, pourrait, quand elle interviendra, repousser l’âge du départ à la retraite à 64 ans. Détails.

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crédit : iStock

La réforme des retraites n’en finit pas de diviser la classe politique. Alors qu’Emmanuel Macron a réaffirmé en septembre dernier sa volonté de boucler ce chantier avant la fin de son quinquennat, pour Richard Ferrand, cependant, ce projet ne serait « pas nécessaire ». Invité de Dimanche en politique sur France 3, le 7 novembre, le président de l’Assemblée nationale a argué qu’il restait encore « beaucoup à faire » avant de lancer cette réforme qui est loin de faire l’unanimité. En cause, notamment, la question de l’âge de départ en retraite, que les partisans de la réforme voudrait retarder à 64 ans. 

Du côté du gouvernement, outre l’échéance de l’élection présidentielle de 2022, la défaite encaissée dans le cadre des élections régionales ne serait pas étrangère à cette envie d’accélération, indiquent Les Echos. Tout comme le revers infligé par le Conseil d’État qui a suspendu le texte sur l’assurance-chômage, mardi 22 juin. Il devait entrer en vigueur le 1er juillet 2021.

Les pro-réforme, parmi lesquels Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, verraient d’un bon œil l’inscription de la mesure dans le budget de la Sécurité sociale de 2022. D’autant que plusieurs rapports récents prônent en sa faveur. L’évolution concernerait la génération née en 1961, dont l’âge de départ à la retraite passerait à 62 ans et demi dès 2022-2023. Une ouverture des droits ainsi décalée de six mois pour chacune des trois générations suivantes. Les actifs nés en 1964, eux, partiraient ainsi à 64 ans en 2028-2029.

Pas de suppression des régimes spéciaux de retraite

Le quotidien estime à quelque 14 milliards d’euros en 2026 le rendement de la réforme. Ajoutant par ailleurs que les exemptions et les départs anticipés pour carrière longue, invalidité, etc., diminueraient les économies de plusieurs milliards. De quoi financer une réforme sur le grand âge et une garantie jeunes extensive.

Parallèlement à la réforme, le président passerait le minimum de pension de retraite à 1.000 euros par mois pour les travailleurs ayant une carrière complète. Puis à 85% du SMIC. Et la suppression des régimes spéciaux ne semble pas être au programme de cette accélération. « Si le président est classique, il sera battu [lors de la présidentielle] », explique au quotidien un proche du président Macron.