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Le comité de suivi des retraites présente des options pour l’équilibre

Le Comité de suivi des retraites a présenté jeudi des options permettant d’assurer l’équilibre financier du système, sans toutefois émettre de recommandations, rappelant que « la priorité reste au soutien de l’activité ».

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Crédit : iStock.

Le surcoût lié au Covid ne nécessitera pas de mesures supplémentaires, puisqu’il a été décidé que le déficit serait remboursé par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), a noté le président du Comité de suivi, Didier Blanchet, lors d’un point de presse.

« En l’état des projections », cette problématique « a des effets circonscrits aux toutes premières années, avec un pic de déficits en 2020 et 2021 », détaille l’avis.

Le Comité de suivi des retraites doit évaluer chaque année si le système respecte les trois objectifs assignés par la loi (maintien du niveau de vie des retraités, équité entre assurés, pérennité financière), sur la base des évaluations du Conseil d’orientation des retraites (COR).

Après des projections alarmistes allant jusqu’à 29,4 milliards d’euros de déficit pour l’ensemble des régimes de retraite en 2020, le COR avait finalement revu ce chiffre à la baisse à 13 milliards d’euros, dans un rapport publié en juin 2021.

Déficits structurels

« Les déficits de nature plus structurelle, eux, perdureraient au-delà, avant de commencer à se résorber, selon certains des indicateurs, autour de 2030 », poursuit le comité dans son document adressé au Premier ministre Jean Castex.

Cette projection se base sur le maintien de la part des dépenses de retraites dans le PIB à 13,5% (part actuelle, hors période de crise) et ne nécessiterait que « des ajustements mineurs pour ce qui concerne le calcul des droits ».

En revanche, si l’on considère « que ce niveau de 13,5% est trop élevé au regard des autres besoins à couvrir par la dépense publique », il faudra recourir à « un recul plus marqué de l’âge de la retraite et/ou un repli plus important du niveau de vie relatif des retraités » pour obtenir un système à l’équilibre, note le comité.

Dans son avis, il rappelle qu’il ne lui appartient pas de se prononcer en faveur de telle ou telle mesure. « Ce sont des questions éminemment politiques, un problème d’arbitrage global de finances publiques« , note Didier Blanchet.

Emmanuel Macron a affirmé lundi que la réforme des retraites, suspendue au début de la crise sanitaire en mars 2020, serait « engagée dès que les conditions sanitaires seront réunies ». Le chef de l’État a demandé au gouvernement de travailler avec les partenaires sociaux sur ce sujet à la rentrée.