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Réforme des retraites : la CGT refuse de participer à de nouvelles discussions

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ne compte pas s’asseoir autour d’une table pour rediscuter de la réforme des retraites avec le gouvernement, a-t-il affirmé sur RTL.

réforme des retraites

Si des discussions venaient à reprendre autour de la réforme des retraites, ce sera sans la CGT. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat, au micro de RTL, mercredi 1er septembre dans l’après-midi. « Il y a eu suffisamment de débats sur les questions de retraite, donc si c’est pour des concertations ou pour discuter de l’âge de la retraite, ce sera sans nous », a-t-il précisé. Selon lui, « si tous les syndicats ont tous la même position, cela mérite une oreille attentive ».

S’il ne sait pas si la réforme des retraites reste d’actualité du côté du gouvernement, le syndicaliste estime, en revanche, qu’« il ne suffit pas de forcer la main des citoyens en leur disant qu’il faut travailler plus longtemps ». A la fin du mois de juin, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, déclarait quant à lui que le relèvement de l’âge de la retraite serait « injuste ». Il prédisait alors que l’automne pourrait être « explosif », si l’exécutif remettait la réforme des retraites sur le devant de la scène.

Suppression des régimes spéciaux

Reporté en raison de la pandémie de Covid-19 en mars 2020, après son adoption en première lecture grâce à l’article 49-3, la réforme des retraites repose sur la création d’un système universel, par points et par répartition, supprimant notamment les régimes spéciaux comme ceux de la SNCF ou de la RATP.

Le 12 juillet, lors d’une allocution télévisée, Emmanuel Macron avait confirmé son intention d’engager la refonte du système dès que la situation sanitaire le permettra. Dans ce cadre, l’âge de départ à la retraite pourrait être repoussé à 64 ans, et ce, dès 2022. Une manière, pour le président de la République, de respecter sa promesse de campagne faite en 2017. Mais, cette accélération de la réforme pourrait ne pas concerner la suppression des régimes spéciaux.