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Retraites : La réforme avant la présidentielle ?

La réforme des retraites fera-t-elle son retour avant l’échéance présidentielle de 2022 ? Quelques doutes continuent de planer.

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Ce lundi, la rumeur d’une réforme des retraites avant la présidentielle 200 a été évoquée dans la presse. La nouvelle a pris de court les syndicats. Ils avaient déjà fait savoir, la semaine passée, leur opposition unanime à ce projet. Du côté de l’Élysée, rien n’est arbitré. D’après Les Echos, Emmanuel Macron « voudrait supprimer les régimes spéciaux de retraite et instaurer le minimum de pension à 1.000 euros » avant la fin de son mandat. Cet objectif a été confirmé au Monde par l’entourage du chef de l’Etat. Contacté par l’AFP, ce même entourage insiste pourtant sur le fait que « rien n’est arbitré ». L’Elysée se refuse formellement à tout commentaire.

Les syndicats n’en veulent pas

Pour Michel Beaugas, secrétaire confédéral de Force ouvrière, il s’agit d’un « effet d’annonce électoraliste ». Il y voit avant tout « de l’affichage politique pour draguer à droite ». Sur le fond, il rappelle que tous les syndicats ont été reçus la semaine dernière à Matignon. Unanimement, ils ont tous « dit non à une nouvelle consultation » au sujet de la réforme des retraites avant l’échéance d’avril 2022. Pascale Coton, son homologue de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) a également évoqué le sujet. Elle précise que le Premier ministre, Jean Castex, et la ministre du Travail, Elisabeth Borne, ont bien « parlé en quelques secondes des 1.000 euros, mais absolument pas des régimes spéciaux. »

Bruno Le Maire, du côté du gouvernement, reste sur la ligne officielle définie en juillet par M. Macron. Et de déclarer : « Rien n’est possible tant que l’épidémie (de Covid-19) n’est pas derrière nous ». Mais, « déjà qu’on en discute, c’est pas mal », a déclaré le ministre de l’Économie lundi sur RMC et BFMTV. Dans la majorité, le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, considère toutefois que « des décisions devront être prises dans les semaines qui viennent ». Et d’ajouter qu’il faut dès à présent « tout mettre sur la table et dire ce qu’on veut faire ». « La réforme des retraites reste essentielle à mener », affirme également la présidente déléguée du parti présidentiel, Aurore Bergé. Elle met en avant « la détermination de démontrer que jusqu’à la fin du quinquennat on peut continuer à réformer le pays ».