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Indice mondial des retraites : la France recule dans le classement

Vingt-cinquième de l’Indice mondial des retraites, la France perd trois places dans le classement des systèmes de retraites les plus pérennes publié mercredi 15 septembre par Natixis Investment Managers.

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iStock

Vingt-cinquième sur 44, juste derrière l’Estonie et le Japon. La France a perdu trois places dans l’indice mondial des retraites publié par Natixis Investment Manager, une société internationale de gestion d’actifs, mercredi 15 septembre. L’Islande, la Suisse et la Norvège occupent les trois premières places de ce classement des systèmes de retraites les plus pérennes, lancé en 2013. Pour le réaliser, Natixis a pris en compte 19 critères allant du financement des retraites, de la qualité de vie ou bien encore de la santé.

Forte d’un système de santé parmi les plus performants, la France a été l’un des pays les plus touchés par la pandémie de Covid-19. Le taux de mortalité de 168 habitants sur 100.000 est source d’inquiétude. Ainsi, 69,8 % des personnes âgées craignent une hausse de leurs dépenses santé et, de ce fait, une dégradation de leur niveau de vie à la retraite.

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La catégorie qualité de vie, pèse aussi sur la 25e place globale de la France. En matière d’emploi, elle est même 37e sur 44, à cause de l’explosion du nombre de salariés placés en chômage partiel en raison de la pandémie. Cette situation s’est soldée par une réduction de​ cotisations des retraite. De quoi mettre à mal le système de répartition français. L’Hexagone se rattrape avec sa 5e place pour l’indicateur « biodiversité » et une 8e position pour ce qui est des « facteurs environnementaux ». Il est aussi bien placé en matière d’égalité des revenus et de revenu par habitant, selon l’indice.

Au-delà du classement, l’indice liste des préconisations pour les futurs retraités, mais aussi pour les pouvoirs publics. Natixis Investment Manager conseille, par exemple, d’épargner plus, d’autant que les taux d’intérêt restent bas. Un bas de laine qui permettra de compenser la baisse des revenus, une fois l’heure de la retraite arrivée. Le gestionnaire d’actifs n’hésite pas non plus à dire que la retraite du futur pourrait comprendre une nouvelle carrière, un nouveau métier. En ce qui concerne les conseils distillés aux pouvoirs publics, ils passent, notamment, par un encouragement de l’accès à l’épargne retraite. Sans oublier le traitement prioritaire de la question de l’augmentation de la population âgée dans les débats budgétaires. Et ce, au risque d’aggraver la dette publique.