Se connecter S’abonner

Retraites : 80% des Français refusent la réforme du gouvernement

Les Français ne veulent pas partir plus tard à la retraite. Ils sont en grande majorité contre toute réforme du système, si ce n’est pour partir plus tôt, d’après un sondage Odoxa publié mercredi 6 octobre.

crédit : iStock

Si les Français sont très préoccupés par leur retraite, ils ne veulent pas pour autant que le système soit réformé. D’après le baromètre Odoxa réalisé pour Aviva, Challenges et BFM Business, les Français ont déjà entendu parler des plans épargne retraites (74%) et ils se préparent plus tôt : « 34 ans en moyenne, soit 10 ans plus tôt que les retraités d’hier », explique le président d’Odoxa, Gaël Sliman, à BFM Business.

Mais pas question, pour quatre Français sur cinq, que le gouvernement applique sa réforme du système actuel. 40% des 1 005 personnes interrogées prônent un statu quo, avec un départ à la retraite à 62 ans. Ils sont autant à ne tolérer, pour toute réforme, qu’un départ abaissé à 60 ans. Le reste, un Français sur cinq, est plutôt favorable à une hausse de l’âge de départ à la retraite, sans se voir travailler au-delà de 65 ans.

Les retraités pour un départ plus tard !

Actuellement, l’exécutif étudie notamment la piste d’un relèvement de l’âge de départ, plutôt à 64 ans, mais il conditionne son projet à l’amélioration significative de la situation économique et sanitaire. Et plus le temps passe, moins tout ou partie de la réforme verra le jour avant l’élection présidentielle d’avril 2022.

Ceux qui acceptent une augmentation de l’âge de départ, d’après le sondage d’Odoxa, sont ceux qui sont déjà à la retraite (36%) et les foyers aux revenus les plus élevés (49%). Les sympathisants des Républicains (49%) et de La République en marche (34%), parti au pouvoir, accepteraient une réforme à l’inverse des partisans du Rassemblement national (12%) et des partis de gauche (12%).

Globalement, la fronde contre la réforme des retraites s’accroît de mois en mois. En juin, selon Odoxa, 60% des français s’opposait à une reprise du projet de réforme des retraites par le gouvernement et les deux tiers des sondés affirmaient pouvoir participer au mouvement de contestation.