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Retraites : les propositions des candidats à l’élection présidentielle

Les retraites feront à coup sûr partie des sujets abordés durant la campagne présidentielle. Des candidats se sont déjà emparés de la thématique.

retraites

Les périodes électorales sont pleines d’incertitudes. Cependant, une chose est sûre, la réforme des retraites imaginée par Emmanuel Macron à l’aune de son quinquennat ne verra finalement pas le jour. Elle avait été suspendue en mars 2020, au début de la crise sanitaire. Abandonnés donc, le régime universel et l’âge pivot, deux éléments du projet de réforme qui avaient indigné les Français au point de les faire descendre dans la rue.

Pas encore déclaré candidat de façon officielle, le chef de l’Etat, s’il se présente et qu’il est réélu, a déjà remodelé sa réforme. S’il est investi pour un second mandat présidentiel, Emmanuel Macron transformera les 42 régimes spéciaux en vigueur en trois régimes de retraite (public, privé, indépendants). Pour une retraite complète, les bénéficiaires percevront une pension d’un montant minimum de 1 000 euros. De plus, il rehaussera sûrement l’âge légal de départ, actuellement fixé à 62 ans, sauf exceptions.

Les retraites après soixante ans

D’autres candidats se sont d’ores et déjà emparés du sujet. À l’extrême droite de l’échiquier politique, l’ancien journaliste Eric Zemmour souhaite un départ à la retraite à 65 ans d’ici 2030. Il veut ainsi que les régimes du privé et du public s’alignent. Aussi, il compte bâtir un système de bonus/malus à destination des entreprises qui licencieraient leurs seniors. Toujours à droite, Valérie Pécresse, la candidate LR à l’élection présidentielle, promet un départ progressif à 65 ans d’ici 2030. Des exceptions en lien avec la pénibilité et les carrières longues pourront toutefois permettre un départ anticipé. Elle souhaite également rehausser le minimum contributif au niveau du smic net, contre 652 à 713 euros aujourd’hui. Une somme établie au regard du nombre de semestres cotisés.

La candidate socialiste (PS) Anne Hidalgo et le candidat écologiste (EELV) Yannick Jadot proposent, quant à eux, de maintenir l’âge de départ à 62 ans. Pour les deux candidats de gauche, les critères de pénibilité sont des éléments à prendre en compte. Ils pourront permettre aux retraités d’augmenter leur durée de contribution afin qu’ils obtiennent éventuellement quelques années supplémentaires. Comme Valérie Pécresse, Anne Hidalgo entend revaloriser le montant du minimum contributif à 1 200 euros.

Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel souhaitent un départ à 60 ans

Il y a encore quelques jours, Marine Le Pen plaidait pour un âge de départ à 60 ans. Jeudi 16 février, elle s’est ravisée. Elle entend désormais créer un système progressif prenant en compte l’âge d’entrée dans la vie active. Aussi, elle a expliqué que pour ceux qui commençaient entre 20 et 24 ans, le nombre d’années de cotisation augmentera progressivement et personne ne cotisera plus de 42 ans.

Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel souhaitent ramener l’âge de départ à 60 ans. Les candidats d’extrême-gauche envisagent deux façons d’y parvenir. Pour le leader de la France insoumise, ce sera possible dès 40 annuités avec une pension minimum à l’échelle du smic. Il financerait sa réforme au moyen d’une hausse des cotisations retraite des revenus les plus élevés.

De son côté, le communiste Fabien Roussel a lui aussi annoncé un âge de départ à 60 ans. Sauf que dans sa version il ne faudra « que » 37,5 annuités pour obtenir une retraite à taux plein. Selon lui, aucune pension ne doit être en-dessous de 1 200 euros nets pour les carrières complètes. Cette mesure serait financée par une « cotisation révolutionnaire » sur les revenus financiers notamment.