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Réforme des retraites : qu’attendent les Français de cet épineux projet ?

La réforme des retraites devrait être actée au cours du second mandat présidentiel de l’ex-candidat Renaissance (ex-LREM). Détails.

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crédit : iStock

C’est un projet de réforme qui a fait grand bruit durant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron ainsi que dans la campagne de l’élection présidentielle de 2022. La réforme des retraites devrait être actée au cours du second mandat présidentiel de l’ex-candidat LREM. Dans ce contexte, Mercer et YouGov ont publié la 5e édition de leur enquête sur l’épargne retraite et l’épargne salariale en France, relayée par Les Echos. Premier constat, cette réforme ne passe (toujours) pas auprès des Français. D’ailleurs, 77% des salariés se disent « inquiets » à propos de la fin de leur activité professionnelle. Ils craignent une baisse – voire une très grosse baisse – de leur pouvoir d’achat. Et ils sont 62% à avoir confiance en le système actuel de retraites.

Une réforme des retraites sans reculer l’âge de départ

Alors comment mettre en place cette réforme ? Pour 68 % des personnes interrogées, le Chef de l’Etat devra refonder ou réajuster complètement le régime actuel. Chez les 18-24 ans, ce chiffre monte même à 85%. Ils ne sont que 3% à estimer que le système actuel est idéal. Concrètement, comment faudrait-il faire ? Reculer l’âge de départ ? Certainement pas, la mesure ne serait plébiscitée que par 21% des sondés. Deux autres propositions lui sont préférées. D’abord l’augmentation des cotisations en cours de carrière qui recueille 32% de plébiscits, ou alors passer par le développement de l’épargne par capitalisation (31 %). Pour la majorité du panel, la capitalisation reste néanmoins une grande inconnue.

Même si la communication autour du nouveau plan d’épargne retraite (PER) n’a pas manqué, 82 % des Français disent ne jamais en avoir entendu parler. Pourtant, cette formule est susceptible de leur plaire. D’ailleurs, quand on leur explique ce plan, 66% des sondés confirment qu’ils pourraient y souscrire. Mais pour 36% d’entre eux, il faudrait que l’employeur contribue au financement. Et 21% des personnes interrogées estiment que la part de financement de l’employeur doit être supérieure à celle du salarié.