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La location d’espaces vacants, une source de revenus complémentaire pour les retraités

Selon une enquête menée par la plateforme de location de garde-meubles entre particuliers Jestocke, les retraités peuvent espérer en moyenne 1.700 euros par an en louant des espaces vides.

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iStock

Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le montant moyen des pensions de retraite en France était fin 2020 de 1.400 euros nets par mois tous régimes confondus. De nombreux seniors sont donc en quête de sources de revenus supplémentaires. La location d’espaces vacants apparaît alors comme une solution. Selon une étude réalisée par Jestocke, spécialisé dans la location de garde-meubles entre particuliers, mettre à disposition d’autres particuliers une partie de sa cave, de son garage ou de son grenier peut permettre à des retraités de récolter environ 1.700 euros par an.

En moyenne 33 mètres carrés disponibles à la location

La démarche a de quoi intéresser cette frange de la population. En effet, près d’un retraité sur deux est propriétaire d’une maison. Nombre d’entre elles comportent des pièces vides suite au départ des enfants. En moyenne, les plus de 60 ans disposeraient de 33 mètres carrés inutilisés chez eux, un espace qui a une valeur locative. Il leur est donc possible de proposer à d’autres particuliers d’entreposer des biens dans ces pièces plutôt que d’investir dans un garde-meubles. Jestocke affirme que la location entre particuliers est 60% moins chère.

Le gain pour les loueurs reste corrélé au prix du mètre carré dans leur ville, avec des disparités significatives. « Le revenu généré par mois peut atteindre 210 euros en 2021 sur Bordeaux contre 90 euros à Quimper pour la même superficie louée », affirme l’entreprise. Selon elle, les retraités qui ont eu recours à ses services ont en moyenne gagné 140 euros par mois au cours de l’année passée, soit 10% de leur pension de retraite.

L’intérêt économique est donc à l’évidence la première raison qui motive cette démarche. Mais, selon l’enquête menée par l’entreprise, l’aspect social et collaboratif est également pris en compte par les loueurs, de même que l’impact environnemental. L’usage d’espaces vacants permet en effet de limiter l’étalement urbain.