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Retraites : un départ à 65 ans, mais pas pour tout le monde ?

Alors que la réforme des retraites sera présentée dans le courant du mois de décembre par Elisabeth Borne, les syndicats ont déjà brandi la menace d’une grève en janvier 2023.

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Le risque de délestage pèse sur les Français, alors que les températures affirment farouchement l’arrivée de l’hiver.  « Il n’y a rien d’inéluctable. On prend la décision de faire de l’alerte, de la prévention, d’expliquer que l’on se prépare à tous les scénarios. Nous avons la pleine capacité collectivement d’éviter tout risque de coupure, quelles que soient les conditions hivernales », a avancé mardi 6 décembre, le porte-parole du Gouvernement, Olivier Véran, sur le plateau des « 4 Vérités » de France 2, mardi 6 décembre. Mais ce n’est pas la seule source d’inquiétude des Français.

La réforme des retraites présentée le 15 décembre prochain

En effet, alors que la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron et son gouvernement sera présentée le 15 décembre par la Première ministre Elisabeth Borne, les syndicats ont d’ores et déjà brandi la menace d’une grève en janvier prochain. « On ne veut pas augmenter les impôts des Français, on ne veut pas baisser les pensions des retraités, donc il faut allonger un petit peu la durée du travail. […] Tout le monde n’aura pas à travailler jusqu’à 65 ans. Si vous commencez à travailler tôt, aujourd’hui vous partez plus tôt, demain ce sera pareil. On fait extrêmement attention aux gens qui ont des bas revenus, aux femmes, aux carrières hachées. On veut une juste répartition de l’effort », a détaillé Olivier Véran auprès du média.

De leur côté, les policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ne seront pas exemptés par la réforme. « Il est évident que les agents du ministère de l’Intérieur seront concernés pour travailler comme tous les Français un peu plus. J’en suis un partisan », a ainsi abondé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, mardi 6 décembre sur Franceinfo. « Il n’est pas question » qu’ils « fassent autrement que le reste des Français », s’est-il justifié.