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Retraites : la CFDT ne fléchit pas

L’année politique s’annonce explosive, à quelques jours de la présentation de la réforme des retraites par la Première ministre. Détails.

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La CFDT ne compte pas plier sur le point-clé de l’âge de départ à la retraite. Et c’est par la voix de Laurent Berger, son secrétaire général, interviewé au micro de RTL mercredi 4 janvier, qu’elle a tenu à faire passer le message. Selon lui, il s’agit du « système le plus injuste ». Au cours de son interview, il a expliqué son regret que l’âge légal de départ à la retraite puisse être rehaussé par le Gouvernement à 64 ou 65 ans. « 64 ans c’est inacceptable pour nous », a-t-il déclaré, un jour après son entretien avec Elisabeth Borne, la Première ministre qui présentera sa réforme des retraites le 10 janvier.

Un système de retraites injuste

Selon Laurent Berger, « la première erreur, c’est quand le Gouvernement et le président de la République, dans leurs vœux, disent que ‘le système est menacé dans son existence’. Non, ce n’est pas vrai », déclare-t-il. « Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas un souci d’équilibre et on peut y travailler », tempère-t-il. 

« La deuxième erreur », d’après le syndicaliste, « c’est de dire que pour rendre plus juste ce système, on va augmenter l’âge légal de départ ». Il eût été plus correct d’affirmer qu’il s’agit du « système le plus injuste », souligne le secrétaire général du premier syndicat français, « parce que cette réforme va être finalement une taxe sur le travail des travailleurs les plus modestes, ceux qui ont commencé à travailler tôt sur des métiers pénibles. Donc, la CFDT y est opposée ». 

Ainsi, si l’âge de départ est relevé à 64 ou 65 ans, la CFDT « se mobilisera », a promis Laurent Berger.  « On annoncera des mobilisations en commun (avec les autres organisations syndicales), le cas échéant. » De quoi augurer d’éventuelles manifestations et un bras de fer avec l’exécutif.