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Départ à 64 ans, « index » sur l’emploi de seniors : la réforme des retraites se précise

Olivier Dussopt a détaillé les choix faits par le gouvernement concernant la réforme des retraites qui doit être présentée dans quelques jours.

Réforme des retraites
Pixabay

Le projet de réforme des retraites, emblématique du second quinquennat Macron, mais aussi explosif sur le plan social, doit être présentée le 10 janvier prochain. Les négociations sont encore en cours avec les partenaires sociaux. Mais déjà le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a précisé certains points que défendra le gouvernement. Dans un entretien au Parisien publié mercredi 4 janvier, il est notamment revenu sur l’âge légal de départ, principal point d’achoppement avec les syndicats et l’opposition. Depuis plusieurs mois, l’exécutif avait évoqué la limite de 65 ans, tout en se disant prêt à la ramener à 64 ans sous certaines conditions.

L’âge de départ n’est pas un « tabou » de la réforme des retraites

Repousser l’âge de départ doit permettre de « rétablir l’équilibre du système en 2030 », mais n’est pas un sujet « tabou », a rappelé le ministre. « Cet objectif, nous pourrions aussi l’atteindre avec la mise en place d’une mesure d’âge à 64 ans, si tant est qu’elle soit accompagnée d’une accélération de la mise en œuvre de la réforme Touraine, pour arriver plus vite aux 43 ans de cotisations ». « Les deux cas de figure permettraient d’atteindre le même montant d’économie en 2030, à 1 milliard d’euros près », a-t-il précisé. Un argumentaire qui n’a toujours pas convaincu les syndicats de .

Olivier Dussopt a cependant vanté les avancées permises par la discussion sur d’autres points, et notamment l’emploi des seniors. En la matière, la France fait figure de mauvaise élève au niveau européen. Plusieurs pistes avaient été évoquées pour favoriser le maintien des plus de 55 ans dans l’emploi. C’est finalement celle d’un « index des seniors » au sein des entreprises qui a été retenue par l’exécutif. « Concrètement, nous voulons que les entreprises fassent la transparence sur la place des seniors dans leurs effectifs, leur proportion et leur évolution. Il y aura une obligation de publicité. En cas d’absence de communication, il y aura des sanctions. Les entreprises qui ne remplissent pas leurs objectifs devront renégocier », a détaillé le ministre.