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Retraites : les entreprises soumises à un index seniors

Le patronat s’est montré largement défavorable à ce point précis de la réforme des retraites durant les dernières semaines. Détails.

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Crédit: iStock.

Employer à tout prix les personnes les plus âgées encore capables de travailler. Afin de « valoriser les bonnes pratiques et dénoncer les mauvaises », un « index » mesurant l’emploi des seniors, assorti d’une sanction financière en cas de refus de publication, devra, dès 2023, être mis en œuvre par les entreprises de plus de 1 000 salariés. Celles de plus de 300 salariés, elles, auront un an de plus pour l’appliquer.

Il « sera créé sur la place des salariés en fin de carrière », « sera simple et public », a détaillé la Première ministre Élisabeth Borne, lors de la présentation à la presse de la réforme des retraites ce mardi.

Le patronat défavorable à cette mesure de la réforme des retraites

La perspective d’un « index seniors » a été très critiquée par le patronat ces dernières semaines, alors que le gouvernement envisageait de le rendre obligatoire pour les entreprises à partir de 50 salariés. « Le refus de renseigner l’index sera un motif de sanction », a assuré le ministre du Travail, Olivier Dussopt. Il n’a pas détaillé les indicateurs qui serviront à mettre en place cet index, indiquant qu’ils seront « définis à l’issue d’une concertation professionnelle ».

Mais « si l’entreprise refuse de renseigner l’index, de rendre publics ses résultats, il y aura une sanction financière », a-t-il souligné dans la soirée sur BFMTV. Cette sanction financière sera « calculée en pourcentage de (la) masse salariale » des entreprises concernées, « comme c’est le cas pour l’index sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes », a développé Olivier Dussopt.

Les entreprises où l’emploi des seniors – salariés de plus de 55 ans – ne progresse pas ne seront pas réprimandées, mais elles feront l’objet d’une « obligation renforcée de négociation d’un accord social » afin d’améliorer la situation, a complété le ministre. « On met l’emploi des seniors comme un sujet de négociation obligatoire, dans le cadre de la gestion des emplois et des parcours professionnels », a-t-il ajouté.