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Retraites : Borne au chevet des professeurs des écoles

Sur le sujet des retraites, les professeurs des écoles s’estiment lésés par rapport aux enseignants de collège, de lycée, et tous les autres actifs.

retraites

La revendication ne date pas d’hier. Et, à l’occasion du débat à venir au Parlement sur la réforme des retraites, les syndicats d’enseignants pourraient obtenir réparation, explique Les Echos. En effet, actuellement, la loi impose aux professeurs des écoles un départ à la retraite en date du 31 août, et non le jour de leur anniversaire. Nombreux concernés trouvent ce cadre injuste, car les enseignants de collège, de lycée, et tous les autres actifs peuvent, eux, partir à date d’anniversaire. Mais pour adoucir la contestation qui s’annonce massive dans l’Education nationale, le gouvernement pourrait faire un geste. Pour l’heure, d’un ministère à l’autre, on se renvoie la balle.

D’autres contestations que sur les retraites

Les difficultés de recrutement entravent la suppression de la mesure. Elle ne se trouve pas dans le texte initial du projet de loi comme c’était prévu. « C’est bien que ça coince quelque part », glisse un syndicaliste qui compte sur un amendement lors du débat parlementaire pour faire passer la mesure. Les professeurs des écoles nés à partir du mois de septembre sont pénalisés par ce départ imposé au 31 août. Les enseignants du premier degré comptent parmi ceux « qui partent le plus à la retraite avec de la décote » au sein de l’Education nationale, analyse la secrétaire générale du SGEN-CFDT, Catherine Nave-Bekhti.

34 % des personnels du premier degré réalisent leur départ en retraite avec une décote, d’après le service statistique du ministère de l’Education nationale. « A l’approche du nombre de trimestres à taux plein, beaucoup décident de ne pas faire l’année de trop », ajoute la syndicaliste. Et qu’importe si le montant de leur retraite est revu à la baisse. Dans l’application de la mesure actuelle, Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU constate auprès de nos confrères « un manque d’anticipation » du ministère de l’Education nationale pour « prévoir les départs en retraite en cours d’année ». « Si on recule l’âge de départ et qu’on maintient cette mesure, c’est la double peine », regrette-t-elle.

Cette revendication pourrait être entendue par le gouvernement qui souhaite calmer la colère des enseignants. Car outre les contestations sur le sujet des retraites, persistent celles sur l’augmentation des salaires. D’ailleurs, mercredi 18 janvier s’ouvrent des négociations à ce sujet. Et que l’exécutif semble peu enclin à changer de braquet sur les autres revendications des enseignants.