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Retraites : les métiers qui ne seront pas concernés par la réforme

Voici les métiers qui échappent à la réforme.

réforme des retraites
Thomas Barwick / Getty / iStock

Exit (certains) régimes spéciaux. Les nouveaux entrants à la RATP, dans les industries gazières (IEG) ou chez les clercs de notaire, ne bénéficieront pas des mêmes avantages que leurs prédécesseurs si la réforme des retraites, présentée par le gouvernement le 10 janvier dernier, est adoptée. Pourtant, certains régimes et professions ont su tirer profit de discussions avec l’exécutif pour conserver leur statut. C’est notamment le cas des avocats, la Caisse nationale des barreaux français soulignant dans un communiqué que « la profession s’est rapidement montrée satisfaite ». La profession veillera néanmoins à surveiller le projet de révision de l’assiette de cotisations des non-salariés, qui doit consolider les droits à la retraite des indépendants, réclamé par l’U2P.

Rien ne bouge pour les retraites des ballerines, des marins et de la Comédie-Française

Les douaniers, eux aussi, ont été entendus. Quatre jours avant la présentation de la réforme, leurs syndicats ont été réunis autour du chargé du Budget et ministre de tutelle des douaniers, Gabriel Attal, qui leur a annoncé la prise en compte de plusieurs de leurs revendications clés. Les agents de surveillance, classés en catégorie active, pourront ainsi partir dès 57 ans (puis, progressivement, à 59 ans). Pour les agents administratifs, ce sera 62, puis 64 ans. Les douaniers bénéficieront toujours de la règle du « cinquième » qui gratifie d’une année supplémentaire pour cinq années cotisées, avec un plafond de vingt trimestres.

Les contrôleurs aériens vont également continuer de bénéficier de la règle du cinquième et pourront exercer des droits à la retraite dès 54 ans (contre 52 aujourd’hui), mais devront impérativement partir à 59 ans révolus, au regard des exigences médicales imputées par leur profession. Pour combler d’éventuels trimestres manquants, ils pourront également bénéficier du « complément individuel temporaire », un autre mécanisme de bonification. « Force est de constater que les négociations de long terme (avec le gouvernement) ont été fructueuses », souligne le syndicat majoritaire (SNCTA), en n’appelant pas à la grève.

Les ballerines de l’Opéra de Paris pourront continuer de danser sans craindre de perdre ce régime spécial attribué à quelque 1.800 cotisants en 2021. Celui de la Comédie-Française, bénéficiant à 350 cotisants environ, ne sera pas non plus modifié. Pour justifier ses choix, l’exécutif reconnaît avoir épargné les régimes « répondant à des sujétions spécifiques » et ciblé ceux qui « ne sont plus justifiés par la réalité des métiers exercés ». Voilà pourquoi les marins ne seront également pas concernés, eux qui partent à la retraite à 57 ans en moyenne. Près de 27.000 cotisent à un régime spécial qui est doté d’une subvention de l’Etat à hauteur de 800 millions d’euros par an.