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Retraites : les marges de manœuvre encore envisageables

L’index sur l’emploi des seniors est un élément qui pourrait être renforcé par l’exécutif avant le vote de la réforme des retraites.

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L’exécutif va-t-il rétropédaler, ou a minima réécrire son projet controversé de réforme des retraites ? Au lendemain d’une mobilisation d’ampleur qui a fait descendre plus d’un million de personnes dans les rues, plusieurs points clefs pourraient encore bouger, explique Les Échos, vendredi 20 janvier. A commencer sur le sujet de la hausse de la pension minimum pour les retraités, dont le minimum contributif devrait atteindre 85 % du Smic, soit environ 1.200 euros. Car si le gouvernement a prévu d’inclure les retraités actuels à cette mesure, celle-ci ne sera valable que pour les retraités qui ont eu une carrière complète au Smic, et de manière partielle dès trente années cotisées.

L’emploi des seniors, enjeu de la réforme des retraites

La durée de cotisation de ceux qui ont commencé à travailler tôt pourra également être réévaluée. C’est d’ailleurs l’un des points qui pèchent du côté de la droite des Républicains, emmenée par Eric Ciotti. Sur la défensive, l’exécutif pourrait ramener à 43 ans la durée de cotisation pour bénéficier, dans le cadre des carrières longues, d’une retraite à taux plein. Pour équilibrer financièrement la réforme, cibler l’assouplissement sur les personnes ayant commencé avant 18 ans pourrait être une solution.

L’emploi des seniors et l’index destiné à encadrer cette partie de la réforme pourraient aussi être renforcés. Pour rappel, le gouvernement souhaite obliger les entreprises de plus de 300 salariés à publier un index sur le sujet, afin d’encourager les entreprises à conserver des seniors dans leurs rangs. Une pénalité financière pourra être attribuée en cas de non-respect du dispositif. Mais pour beaucoup, cela n’est pas un signal assez fort pour garantir la préservation des emplois des salariés les plus âgés. Aurore Bergé a d’ailleurs fait savoir son envie d’« aller plus loin » sur le sujet.

Enfin, les entreprises pourraient être obligées de mettre la main au porte-monnaie, même si l’hypothèse semble peu probable. A moins que la voix du Modem, rattaché à la majorité dans l’hémicycle, ne fasse des émules. Son patron, François Bayrou, s’est dit en faveur d’une « très légère augmentation des cotisations patronales ».