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Retraite : partir avec une rupture conventionnelle peut se révéler judicieux

Envie de partir à la retraite à l’approche de la soixantaine ? Négocier une rupture conventionnelle, c’est plus avantageux, à certains égards, que les indemnités de départ.

retraite

Votre entreprise se porte bien, mais elle souhaite se séparer de quelques collaborateurs, alors profitez-en, conseille dans Les Echos Adrien Barre, directeur développement transition emploi retraite chez Siaci Saint Honoré.

Partir plus tôt à la retraite via une rupture conventionnelle présente trois gros avantages pour un modeste inconvénient. D’abord, l’indemnité de rupture est totalement défiscalisée, dans la limite de deux fois la rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant la rupture, alors que l’indemnité classique de départ en retraite est imposable au premier euro.

Petite baisse des pensions de retraite

Ensuite, l’indemnisation versée par Pôle emploi peut se prolonger jusqu’à ce que le taux plein soit atteint. Enfin, le salarié conserve, sans dépenser davantage, la complémentaire santé de son ex-entreprise durant un an.

Seul point noir : une légère baisse de la pension de retraite. Les Echos ont fait le calcul pour un salaire annuel brut de 80.000 euros. La différence de pension entre une poursuite d’activité salariée jusqu’au taux plein à 62 ans et une rupture conventionnelle à 59 ans suivie de trois années de chômage indemnisé est de moins de 70 euros nets, cotisations sociales déduites.

La raison est simple : des points Agirc-Arrco sont automatiquement obtenus lors des périodes de chômage indemnisé alors que, pendant le différé pour indemnités de rupture qui peut aller jusqu’à cinq mois, aucun point Agirc-Arrco n’est attribué tant que l’allocation n’est pas versée.