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Retraite : 73 % des femmes estiment que le niveau de pensions est insuffisant pour vivre correctement

Selon la Drees, fin 2019, les femmes résidant en France avaient une pension de droit direct inférieure, en moyenne, de 40 % à celle des hommes.

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Crédit : iStock.

A la retraite, les inégalités entre hommes et femmes persistent. Ainsi, selon la Drees, fin 2019, les femmes résidant en France avaient une pension de droit direct (y compris l’éventuelle majoration de pension pour trois enfants ou plus) inférieure, en moyenne, de 40 % à celle des hommes. Un écart qui se ressent dans les perceptions différentes du système de retraite.

Ainsi, en septembre 2021, 73 % des femmes estiment que le niveau de pensions servies est ou sera insuffisant pour vivre correctement quand 55 % des hommes partagent ce point de vue, rapporte une étude menée par le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) à la demande du Cercle de l’épargne et d’Amphitéa. Parmi elles, 29 % considèrent même que le niveau de pensions était « tout à fait insuffisant », contre 20 % des hommes.

Un système à réformer

De plus, 69 % des femmes pensent que le système de retraite tombera en faillite d’ici quelques années « s’il n’est pas profondément réformé ». Cette proportion est de 64 % pour l’ensemble des Français et de 58 % chez les hommes. De plus, seulement 27 % des femmes contre 31 % des hommes accepteraient l’idée d’un report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. 

« Cette opposition est liée au fait qu’elles liquident déjà plus tardivement que les hommes leurs droits à pension. En 2019, selon la Dares, les femmes ont liquidé leurs droits à la retraite en moyenne 7 mois après les hommes, à 62 ans et 6 mois, contre 61 ans et 11 mois. Elles craignent de subir un nouveau report », souligne l’étude. 

Mais si elles sont plus inquiètes que les hommes en ce qui concerne l’avenir du système de retraite, elles sont plus nombreuses à rejeter toute réforme pouvant les contraindre à travailler plus longtemps. Elles sont ainsi 53 % à manifester leur opposition à la fois à l’allongement de la durée de cotisation d’une part, et le report progressif de l’âge légal d’autre part. Ce pourcentage est de 49 % chez les hommes.