Se connecter S’abonner

Pension de retraite à 1.200 euros : des risques d’erreur et de retard

L’augmentation de la pension de retraite voulue pour le Gouvernement implique de retrouver certains dossiers antérieurs à l’informatisation.

pension

La réforme des retraites a été présentée en Conseil des ministres, lundi 23 janvier, intégrée au projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif (PLFSSR). Elle prévoit un controversé allongement de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Un choix que l’exécutif justifie notamment par la volonté d’assurer une pension minimale à taux plein de 1.200 euros aux personnes ayant eu une carrière complète. Mais selon les informations de franceinfo, cette mesure risque d’être difficile à mettre en place dans les faits, au moins pour une partie des bénéficiaires.

Les « polypensionnés » les plus âgés risquent d’attendre leur pension

Cette réforme doit bénéficier à environ 1,8 million de personnes déjà à la retraite. Mais leur repérage risque de poser problème s’agissant des « polypensionnés », c’est-à-dire ceux qui touchent plusieurs retraites de différentes caisses. Ce sont les plus âgés, qui sont souvent les moins bien informés, qui risquent d’être lésés. En effet, depuis 2010, les dossiers de retraite sont informatisés, et un système d’échanges inter-régimes existe. Les personnes qui ont liquidé leurs droits à la retraite après cette date et sont éligibles à la pension à 1.200 euros devraient donc être assez faciles à retrouver. Mais la situation est plus complexe pour ceux ayant cessé le travail avant 2010.

En effet, pour ces derniers, souvent âgés de 75 ans et plus, les recherches devront se faire à la main. De quoi rallonger significativement le délai de régularisation tout en augmentant le risque d’erreurs. Selon une source gouvernementale citée par franceinfo, si la réforme est mise en place en septembre 2023, il est très probable qu’une partie des retraités concernés ne toucheront pas tout de suite leur nouvelle pension. Les 1.200 euros ne s’appliqueront qu’à ceux qui ont travaillé toute leur vie au Smic. Pour les autres, une hausse de 100 euros de leur retraite complémentaire est prévue.