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Comment détecter les faux avis de consommateurs sur Internet ?

La DCCRF publie une étude révélant qu'un tiers des avis de consommateurs postés sur Internet sont faux. Nos conseils pour vérifier la fiabilité d’un commentaire avant d’effectuer votre achat. 
Internet
©iStockPhoto

Sur des sites Internet marchands, des internautes vous vantent un restaurant, une voiture ou un smartphone ? Restez sur vos gardes, ces avis de consommateurs pourraient s’avérer être faux. En effet, près d’un tiers des avis de consommateurs en ligne seraient factices. C’est ce que révèle une enquête publiée en octobre par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Et tous les secteurs de vente (automobile, électroménagers, mobilier, habillement, tourismes etc.) sont concernés. Très utilisés par les clients pour se faire une idée d’un produit avant d’acheter, les avis des consommateurs sont aussi un moyen pour les entreprises de blâmer la concurrence ou mettre en valeur leurs propres services.

Selon le rapport de la DCCRF, 74 % des internautes ont déjà renoncé à acheter un produit à cause de commentaires ou d’avis négatifs. Et 41 % ont déjà réalisé un achat spontané à la suite d’un avis positif. S’il reste difficile pour un consommateur de repérer les faux avis sur internet, pensez toutefois à adopter quelques bons réflexes avant de vous décider pour un achat.

1. Diversifiez vos sources d’information 

Dans la mesure du possible, cherchez des avis provenant de sources diversifiées. La DGCCRF recommande notamment de ne pas se fier uniquement aux renseignements recueillis en ligne. Vous pouvez par exemple comparer les commentaires d’un même produit sur des sites différents, et ensuite vous renseigner auprès de médias spécialisés et reconnus.

2. Méfiez-vous des profils anonymes

Les faux avis peuvent être publiés par des professionnels, ou encore par une agence de communication. Aussi avant de réaliser un achat, vous avez tout intérêt à vérifier que les commentaires du produit ne proviennent pas de personnes anonymes. 

Vous pouvez facilement retrouver un auteur, via un profil Facebook ou Google par exemple. S’il est identifiable, que les photos du profil coïncident avec les informations publiées, son avis n’en sera que plus fiable. 

3. Avis certifiés : attention aux abus

Le ministère met en garde contre les références abusives à la certification des sites publiant des avis. Depuis 2013, la norme NF Z74-501 de l’Afnor (l’Association française de normalisation) peut être appliquée quand un site la demande. Elle définit des principes et des exigences à respecter lors de la publication d’un avis.

Or, l’enquête rapporte que des professionnels font référence à la certification « de manière inappropriée ». Ils se déclarent certifiés alors qu’ils ne le sont pas ou « communiquent sur la notion d’avis certifiés. » La norme vérifie l’identification des auteurs, qui doivent justifier d’une expérience de consommation. Elle n’autorise pas à indiquer que les avis eux-mêmes sont certifiés, ce que font pourtant certains professionnels contrôlés.  

4. Plus de transparence exigée d’ici 2018  

Depuis 2010, les enquêtes menées par la DGCCRF recensent un nombre important de fraudes dans les avis des consommateurs. Aussi, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a signé fin septembre trois décrets visant à «renforcer les obligations de transparence et de loyauté des plateformes numériques».

A compter du 1er janvier 2018, les sites publiant des avis de consommateurs devront obligatoirement préciser s’ils ont été vérifiés et, dans ce cas, de quelle manière cette vérification a été effectuée.