Le constructeur automobile PSA a dévoilé mardi à Genève sa nouvelle grande berline, la Peugeot 508, un modèle crucial pour la montée en gamme de son image dans un segment en baisse dominé par la concurrence allemande. Au premier regard, la 508 développe une ligne « très attractive, inspirée des berlines coupées » comme l’explique Laurent Blanchet, directeur du produit de la marque Peugeot. Il reconnaît que PSA vise clairement les marques « premium » allemandes. « Ces dernières années, elles ont dominé le marché » des grandes berlines, admet-il. La marque a aussi « un objectif d’image » : cette voiture « va venir coiffer » l’offre de produits de Peugeot « avec une notion de montée en gamme », souligne M. Blanchet.

La Peugeot 508, vendue à partir de 32.000 euros, sera dotée à partir de l’an prochain d’une version « plug-in hybride » associant à un moteur essence, un moteur électrique permettant 50 km d’autonomie sans émission de CO2, pour une puissance de 225 chevaux. 

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L’objectif de ventes affiché est plutôt modeste : 35.000 à 40.000 voitures par an en Europe. L’ancienne 508 se vendait à plus de 90% en version diesel. Peugeot estime que cette part sera comprise entre 70 et 80% pour le nouveau modèle, alors que ces motorisations sont de plus en plus montrées du doigt dans le débat public.

« Il n’y a pas que les SUV dans la vie »

Comme le souligne Laurent Blanchet, « il n’y a pas que le SUV dans la vie ». Les berlines ont en effet nettement perdu du terrain ces dix dernières années face à la croissance du marché des 4×4 urbains. Elles conservent toutefois des avantages en termes de consommation de carburant et donc d’émissions de CO2, en raison d’un meilleur profil aérodynamique et d’un poids plus léger. Et il reste des inconditionnels de ces lignes plus basses et plus sportives.