Jusqu’alors absent de la capitale, le groupe de distribution E. Leclerc, va débuter « plus tôt que prévu », le 26 mars au nord de la Seine, son service de livraison à domicile dans Paris, a annoncé mardi son patron, Michel-Edouard Leclerc. « A partir du 26 mars, c’est-à-dire beaucoup plus tôt que ce j’avais dit car on est prêts, on lance « Leclerc chez moi » dans les quartiers nord de Paris, et le 15 mai, ce sera au sud de la Seine », a affirmé M. Leclerc sur France Info.

Les Parisiens disposeront donc à cette date de « tout ce que l’on peut trouver dans un drive Leclerc », a-t-il précisé, à des prix « 15 à 20% moins cher » que chez les distributeurs concurrents déjà présents sur le marché parisien, pour un service qui fonctionnera en « J+1 ».

« Les Parisiens connaissent Leclerc »

Paris est la ville « la plus chère de France », a poursuivi Michel-Edouard Leclerc: « il y a des enseignes qui +se gavent+, qui s’appellent Franprix, G20, Carrefour City… Ils « margent » plein pot, eux, et ils ne sont jamais embêtés ». « On va relever le défi » de la concurrence au géant américain Amazon, a noté M. Leclerc, pour qui ce « roi de la logistique, de l’informatique et des algorithmes », ne dispose en revanche « pas de politique commerciale ».

« Moi, j’ai un rapport de confiance avec les consommateurs, les Parisiens connaissent Leclerc », car ils fréquentent ses magasins « en vacances », a-t-il précisé.

Avec ce service de livraison à domicile, le patron des centres E. Leclerc a l’ambition, « dans une première année, d’arriver à faire l’équivalent du chiffre d’affaires d’un très gros hypermarché sur Paris ». Le distributeur a également prévu d’ouvrir son premier hypermarché de la capitale, « dans le quartier rénové de Montparnasse », prévu en 2020, ainsi que des « drive piétons ».

Son but est de parvenir « d’ici deux-trois ans à livrer au pied des immeubles ou dans des entrepôts-relais puisque maintenant les architectes intègrent cette livraison à domicile dans les plans de construction ». « Donc, c’est une révolution », a-t-il souligné, tout en fustigeant « les politiques qui disent +il faut ouvrir des magasins dans Paris+ mais qui empêchent les camions de circuler ».

« Il y a cinq ans, je n’étais pas pour la livraison à domicile », a conclu M. Leclerc, « mais aujourd’hui, le coût du dernier kilomètre devient moins élevé que payer un fonds de commerce dans Paris ».