Les traitements anti-tabac bientôt remboursés comme les médicaments

Le volet prévention de la stratégie santé du gouvernement comporte un volet prévention prévoyant le remboursement des traitements anti-tabac contre le forfait actuellement en vigueur.

L'actuel forfait de 150 euros pour des traitements anti-tabac doit être progressivement remplacé par un remboursement des substituts et autres produits d'aide à l'arrêt du tabac. Credit : iStock.

Les traitements anti-tabac vont progressivement être remboursés comme n’importe quel médicament, à la place du forfait de 150 euros par an qui existe actuellement, selon le volet prévention de la stratégie santé du gouvernement dévoilé lundi.

« Ce mouvement est progressif car il implique une démarche des laboratoires. Un premier produit sera inscrit dès cette semaine au remboursement », indique le document qui récapitule les 25 mesures prévues.

Le but est de « lever les freins liés à l’avance de frais systématique » des produits anti-tabac entraînée par le système de forfait, afin d’inciter davantage de fumeurs à arrêter. 

Tabac, vaccination anti-grippe, dépistages : 400 millions d’euros sur 5 ans

Autre mesure concrète annoncée: le gouvernement veut « généraliser dès 2019 » la vaccination en pharmacie contre la grippe. Une expérimentation sur certaines populations s’est déroulée avec succès dans deux régions cet hiver, Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.

Le gouvernement veut également « introduire un troisième programme national de dépistage organisé, celui du cancer du col de l’utérus », après le cancer du sein et le cancer colorectal.

« Concrètement, toutes les femmes n’ayant pas réalisé de frottis dans les 3 dernières années seront invitées à le faire, avec une prise en charge à 100 % du frottis », selon le plan prévention.

Au total, ce plan « représente un investissement de 400 millions d’euros pour 5 ans », a indiqué le gouvernement.

Ce plan a été présenté lundi matin par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d’un comité interministériel au siège de l’agence sanitaire Santé Publique France à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne.

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