Les particuliers peuvent désormais demander gratuitement des mesures des émissions d’ondes électromagnétiques de leur compteur communicant par l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

Les compteurs communicants télétransmettent des données sur la consommation d’électricité, de gaz ou d’eau des usagers. Leur installation, et en particulier celle du compteur Linky qui mesure l’électricité, a suscité une véritable fronde des usagers, pour diverses raisons dont des craintes sur des émissions d’ondes par ces appareils.

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Des compteurs sous haute surveillance

Selon l’ANFR, les particuliers devront lui adresser une demande de mesure signée par un organisme habilité, comme une collectivité locale, une association de protection de l’environnement ou familiale. Les mesures seront ensuite confiées à des laboratoires spécialisés et financées par un fonds public alimenté par une taxe payée par les opérateurs de téléphonie mobile.

Le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes électromagnétiques, dans lequel s’inscrit ce programme, a déjà permis à l’ANFR de vérifier les émissions de 40.000 installations en France, comme des antennes de téléphonie mobile.

L’ANFR avait mené en 2016 des campagnes de mesure des émissions de compteurs communicants, en laboratoire et chez des particuliers. Elle avait déterminé que les niveaux d’exposition créés par les compteurs Linky étaient « bien en dessous des valeurs limites réglementaires ».

Le 31 mai, 166 plaignants bretons qui tentaient de s’opposer au déploiement du compteur Linky à leur domicile en invoquant leur nocivité électromagnétique ont été déboutés par le tribunal de grande instance de Rennes. Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas de certitude scientifique sur la nocivité des compteurs. 

Environ 11 millions de compteurs Linky ont déjà été installés. Le territoire français, soit quelques 35 millions de foyers, devra être couvert d’ici 2021.