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Avec le nombre de clauses abusives dans ses contrats, Airbnb bat un record selon l’UFC-Que Choisir

L'UFC-Que Choisir a passé au crible les conditions générale de sites comme AirBnb, Ouicar... Résultats : une avalanche de clauses "illicites ou abusives".
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Crédit : iStock.

L’UFC-Que Choisir met en demeure huit plateformes d’économie collaborative, dont Airbnb, Abritel, Drivy ou Ouicar, de « procéder à d’indispensables modifications » de leurs contrats, que l’association de défense des consommateurs estime « truffés » de clauses abusives.

Après avoir passé au crible les conditions générales huit plateformes d’économie collaborative, l’UFC-Que Choisir a recensé de nombreuses clauses « illicites ou abusives »: un record de 45 chez Airbnb, 23 sur le site d’Abritel-Homeaway, 22 sur celui de Stootie, 18 chez Ouicar, 16 chez Drivy, 14 chez Eloue, 11 chez Allo Voisins et enfin 10 sur le site de Zilok, a-t-elle précisé à l’AFP jeudi. L’association s’est concentrée sur les plateformes sur lesquelles elle avait eu « des remontées des consommateurs », souligne son directeur de l’action politique, Cédric Musso.

« Des frais cachés »

Si ces sites « ont le vent en poupe », dit l’association, les consommateurs « seraient bien avisés d’être vigilants » en acceptant leurs conditions générales d’utilisation. Celles-ci contiennent des clauses pointées, en vrac, pour leur « manque de lisibilité », « l’exonération des responsabilités » des plateformes qu’elles entérinent, des « frais cachés », « l’utilisation des données personnelles des utilisateurs », ou encore des « excès juridiques au seul profil des plateformes », épingle l’UFC-Que choisir.

Ainsi les conditions générales d’utilisation comme celles d’Airbnb sont-elles, de l’avis de l’association, « souvent illisibles car comprenant de nombreux liens hypertextes, parfois en langue anglaise et regorgeant de notions floues et imprécises ». « Dans ces conditions, difficile de dire que le consentement de l’utilisateur est +éclairé+, quand il est demandé », dit l’UFC. « Ouicar et Airbnb se dispensent même d’un consentement exprès, puisque le silence vaut acceptation. »

Les plateformes « entendent échapper à leur responsabilité »

Tout en mettant à la disposition des consommateurs des décryptages et une foire aux questions, l’UFC met ces plateformes en demeure de modifier leurs contrats. Car en cas de litige, explique l’UFC, les plateformes « entendent échapper à leur responsabilité »: « pas d’indemnisation du consommateur en cas d’interruption du service par le professionnel » chez Airbnb par exemple. La plateforme n’est « pas responsable des dommages directs » pour Drivy, Zilok ou Stootie, et il n’y a « pas d’annulation de la location » chez Allovoisins et Ouicar.

Les conditions générales comprennent aussi des « possibles frais additionnels ou variables » difficiles à évaluer, dans la mesure où Zilok « entend s’autoriser à modifier les frais et commissions » et où certains, comme sur Airbnb, prévoient que c’est au consommateur de « vérifier le montant de ces frais et leur mode de calcul ».
Enfin les plateformes « collectent un grand nombre de données personnelles et entendent s’octroyer toute liberté d’utilisation, y compris en dehors de la plateforme, voire pour des usages commerciaux ».
A « défaut de régularisation sous un mois », l’UFC se réserve le droit d’engager des actions en justice.