La traditionnelle revalorisation annuelle des tarifs réglementés de l’électricité, qui intervient au 1er août, est sur les rails. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a transmis ses préconisations en la matière aux ministères de la Transition écologique et de l’Economie.

La CRE recommande que dès le 1er août, les Tarifs bleus baissent de -0,5% pour les clients particuliers. Un repli que le régulateur justifie par la fin de la période de rattrapage liée au gel de ces tarifs par l’ancienne ministre Ségolène Royal en 2012. Jugé invalide par le Conseil d’Etat, ce plafonnement avait donné lieu à une augmentation rétroactive des factures.

Cette baisse des tarifs réglementés intervient après leur hausse exceptionnelle de 0,7% intervenue en février dernier. Cette augmentation inédite intervenue en cours d’année a été demandée pour que les fournisseurs, en premier lieu EDF, puissent absorber la hausse des coûts de promotion de l’efficacité énergétique que le gouvernement leur impose.

+2,6% sur un an pour les tarifs réglementés des professionnels

Les professionnels abonnés aux tarifs réglementés de l’électricité ne devraient pas voir leur facture prendre la pente descendante. La CRE suggère en effet que la facturation du kilowattheure soit relevée de 1 % à compter du 1er août. Sont concernées les petites entreprises ayant souscrit une puissance de moins de 36 kVA. Il peut s’agir de commerces, de restaurants, de locaux d’artisans…

Cette augmentation sera la deuxième de l’année qu’ils auront à subir. En février dernier, les tarifs d’électricité avaient eux aussi été exceptionnellement réévalués, de +1,6%. Soit une augmentation totale de 2,6% sur un an, et donc bien plus que l’inflation.

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Les tarifs réglementés de vente d’électricité sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie, le coût d’acheminement de l’électricité et le coût de commercialisation. Ils sont habituellement recalculés une fois par an, pour une variation applicable en août. Mais ils peuvent faire l’objet d’une réévaluation  intermédiaire, comme cela a été le cas cette année.

Les tarifs réglementés de l’électricité, commercialisés par EDF et les entreprises locales de distribution, cohabitent depuis 11 ans avec les offres des fournisseurs alternatifs. Ces derniers souhaitent que les tarifs fixés par l’Etat disparaissent à la fois pour l’électricité et le gaz. Si la disparition de ces derniers a été actée, il n’en est pas de même pour ceux de l’électricité. Le Conseil d’Etat vient en effet de valider leur principe. Pour lui, leur disparition  « risquerait d’entraîner une volatilité des prix qui ne pourrait être encadrée de manière appropriée par des mesures temporaires ».

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